La série raconte les aventures du capitaine Francis Blake, un ancien pilote de la Royal Air Force devenu directeur du MI5, le service britannique de contre-espionnage, et de son ami le professeur Philip Mortimer, un spécialiste en physique nucléaire et l'un des plus éminents scientifiques du Royaume-Uni, de la fin des années 1940 aux années 1960. Les deux héros se retrouvent souvent confrontés à leur ennemi juré, le colonel Olrik, un criminel de classe internationale ne considérant que son intérêt personnel.
Conception de la série
Le travail d'Edgar P. Jacobs
Pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l'occupation allemande de la Belgique, Edgar P. Jacobs est contraint d'abandonner sa carrière de chanteur lyrique pour tenter de gagner sa vie dans l'illustration. Sur le conseil de son ami Jacques Laudy, il présente ses dessins à Jean Dratz, le directeur artistique de l'hebdomadaire belge Bravo !. Son travail donne satisfaction[4]. À la fin de l'année 1942, il se voit confier l'achèvement de Gordon l'Intrépide, la série d'Alex Raymond dont le stock de planches arrive à épuisement depuis que les communications avec les éditeurs américains sont interrompues en raison du conflit mondial[b 1],[4]. En 1943, il répond à la commande de son hebdomadaire et signe une série de sa propre invention, Le Rayon U, une histoire de science-fiction qui concentre plusieurs ingrédients que l'auteur utilise ensuite dans Blake et Mortimer[b 2],[4], notamment la personnalité des personnages, mais également les souterrains, les créatures préhistoriques ou les sculptures précolombiennes[a 1].
Mais la présence et les rôles qui y sont donnés à de jeunes femmes ne sont pas repris dans le monde du Journal de Tintin, qui s'adresse à un jeune lectorat masculin à une époque qui ne connaissait pas encore la mixité scolaire.
Dans Le Secret de l'Espadon, Jacobs reprend des éléments du Rayon U tout en cherchant à s'éloigner du space opera pour approcher un univers plus réaliste[a 1].
La série Blake et Mortimer est pré-publiée[5] pendant de nombreuses années dans Le Journal de Tintin dont elle devient l'une des séries les plus populaires. Les albums paraissent aux Éditions du Lombard.
En 1977, Jacobs publie la première partie de l'histoire Les Trois Formules du professeur Satō qui est le dernier album achevé de son vivant. Il meurt dix ans plus tard en 1987 sans avoir la possibilité de finir le dessin de la seconde partie.
Apport de Jacques Van Melkebeke
L'apport de Jacques Van Melkebeke dans la construction du scénario des aventures de Blake et Mortimer est essentiel mais non décisif. Ami d'enfance de Jacobs, lui-même peintre et dessinateur, il partage avec l'auteur de nombreuses références culturelles, littéraires et cinématographiques, fruits de découvertes communes pendant leur jeunesse bruxelloise. À partir du thème général et du point de départ du récit décidé par Jacobs, les discussions menées par les deux amis permettent à l'auteur d'échafauder l'intrigue. Mais, si Van Melkebeke apporte ses suggestions, c'est bien Jacobs qui, en dernier lieu, décide du scénario[6].
Benoît Mouchart affirme qu'il est difficile de démêler l'influence de Van Melkebeke sur le travail de Jacobs, tant les deux hommes sont comme « des sortes de jumeaux ». Il explique que « l'auteur soumettait à son ami des désirs d'images, et Van Melkebeke l'aidait à trouver une structure narrative à ses récits »[7]. Le rôle de Van Melkebeke s'apparente donc à celui d'un script doctor, comme il le reconnaît lui-même en 1979 dans un entretien accordé à la RTBF : « Je ne veux pas nier ce travail , mais je ne tiens pas à me gonfler en prétendant avoir joué un rôle qui n'a jamais été le mien. Ce n'est pas de la modestie, c'est de l'honnêteté. Un scénariste occasionnel comme moi se modèle forcément en fonction de l'esprit du dessinateur. […] Jacobs est vraiment l'auteur de Blake et Mortimer ; il a toujours l'idée générale, qu'il rédige en synopsis. Ma présence se situe au moment où son histoire est déjà jetée dans les grandes lignes. Je ne lui donne que des suggestions et, quand je lui livre un prédécoupage, il retient l'esprit des situations et des dialogues pour se les approprier complètement[6]. »
La série est interrompue après la mort de son créateur le [a 2], mais dans la mesure où il n'a jamais manifesté d'opposition au fait que ses héros lui survivent, l'achèvement du second tome des Trois Formules du professeur Satō est confié en 1989 à Bob de Moor par les Éditions Blake et Mortimer (créées en 1982), assisté par Geert De Sutter pour les décors. L'album paraît en et rencontre un grand succès malgré les faiblesses relevées par des spécialistes de l'œuvre de Jacobs[b 3].
En 1992, les éditions Dargaud rachètent les Éditions Blake et Mortimer donc avec elles les droits de la série et décident d'en relancer la production[a 2]. Jean Van Hamme, alors considéré comme l'un des meilleurs scénaristes européens, est choisi pour l'écriture du nouvel épisode, alors que le dessin est confié à Ted Benoit. Cette nouvelle aventure, L'Affaire Francis Blake, est publié en 1996. Largement inspiré par le graphisme de La Marque jaune, elle développe un récit teinté d'espionnage sans science-fiction et situé en Angleterre dans les années 1950[b 3]. Les ventes atteignent des records : l'album, tiré à 480 000 exemplaires, est réédité seulement une semaine après sa mise en vente[a 2]. Il devient finalement l'album le plus vendu de la série avec un total de 600 000 exemplaires vendus[a 3] et reçoit l'année suivante le prix Alph'Art du public au Festival d'Angoulême l'année suivante[a 2].
Par la suite, le duo récidive et publie cinq ans plus tard L'Étrange Rendez-vous. Mais Ted Benoit décide d'arrêter le dessin de la série, car cela lui prend trop de temps (en témoigne les cinq ans séparant les deux albums), et l'éditeur le remplace par René Sterne pour travailler avec Van Hamme sur le diptyque La Malédiction des trente deniers. Mais en 2006, le dessinateur meurt d'une crise cardiaque sans avoir eu le temps d'achever le premier des deux tomes. Sa compagne Chantal De Spiegeleer termine l'album, mais ne fera pas la suite. Pour le second tome, l'éditeur la remplace donc par Antoine Aubin au dessin. Ce diptyque sort finalement en 2009 et 2010.
Les ayants droit décident par la suite de nommer une seconde équipe en 1998, constituée d'Yves Sente et d'André Juillard, qui travaille en parallèle de l'autre duo afin de maintenir un rythme de parution soutenu en attendant la fin de réalisation de L'Étrange Rendez-vous. Sente et Juliard réalisent l'histoire La Machination Voronov en 2000, puis continuent avec le diptyque Les Sarcophages du 6e continent en 2003 et 2004. En raison du décès de René Sterne dans l'autre équipe retardant leur projet en 2006, l'éditeur presse donc le duo à réaliser un nouvel album, Le Sanctuaire du Gondwana, en 2008 qui suit le diptyque précédent et est la plus courte aventure de la série (56 pages au lieu de 64 en général). Par la suite, le duo crée trois autres albums entre 2012 et 2016 avec des sorties régulières (près de deux ans à chaque fois). En 2016, Juillard est remplacé par Peter van Dongen et Teun Berserik au dessin pour le nouveau diptyque La Vallée des Immortels qui paraît en 2018 et 2019.
En 2010, Van Hamme déclare arrêter d'écrire pour la série. Il est remplacé par Jean Dufaux[8]. Mais ce dernier ne scénarise d'abord qu'un seul album, L'Onde Septimus (dessiné par Aubin) qui rencontre un échec critique à sa sortie. Il écrit la suite Le Cri du Moloch (dessiné par Cailleaux) en 2020.
Pendant des années, les Éditions Blake et Mortimer demandent au dessinateur belge François Schuiten de faire un album. Ils vont jusqu'à lui donner carte blanche pour tenter de le convaincre. Mais ce dernier refuse toujours, « ne voyant pas quoi apporter de plus par rapport à la série existante ». C'est alors qu'un journaliste du quotidien Le Soir lui montre une note d'Edgar P. Jacobs où ce dernier emmène ses héros en Belgique — une gageure à une époque où il fallait faire oublier sa « belgitude » pour ne pas se couper du marché français — et met en scène le Palais de justice de Bruxelles. Séduit par l'idée d'une histoire se déroulant chez lui en Belgique et fasciné par le monument, François Schuiten accepte enfin de réaliser un album hors série: Le Dernier Pharaon publié le 20 mai 2019, et s'affranchit des codes scénaristiques et graphiques propres à la série. Il fait appel au réalisateur Jaco Van Dormael et à l'écrivain Thomas Gunzig pour l'aider au scénario. L'illustrateur Laurent Durieux, affichiste renommé aux États-Unis, est appelé pour s'occuper de la mise en couleur[9],[10].
D'autres auteurs travaillent depuis sur de nouvelles aventures de Blake et Mortimer dont Jean-Luc Fromental et José-Louis Bocquet en 2022 pour Huit Heures à Berlin.
En 2023, dans la collection naissante "Un autre regard sur", Jean-Luc Fromental, José-Louis Bocquet pour le scénario et Floc'h pour le dessin et les couleurs, sortent l'album "L'art de la guerre" mettant en scène Blake et Mortimer à New-York à la manière des « Le Spirou de… » hors série Spirou et Fantasio. En 1990, avant la reprise officielle de la série, Floc’h est le premier dessinateur approché. Mais Floc’h refuse. Ted Benoit réalise seul « L’Affaire Francis Blake », scénarisé par Jean Van Hamme qui parait avec un grand succès en septembre 1996[11].
L'univers de la série
« La série se déroule autour d'un fil rouge : une frontière féconde entre la crédibilité historique et le fantastique, entre l'exactitude scientifique et la bizarrerie de la science-fiction. »
— Ève Gandossi, in Les voyages de Blake et Mortimer, 2022[a 4]
Thèmes abordés
Le charme de la série tient, entre autres, au savant mélange de réalisme et de science-fiction. Si dans Le Secret de l'Espadon l'aventure est surtout d'ordre militaire et technologique et dans Le Mystère de la Grande Pyramide plutôt historique et ésotérique, des albums comme La Marque jaune, L'Énigme de l'Atlantide ou Le Piège diabolique mêlent l'action guerrière ou policière à l'utilisation des découvertes scientifiques. Edgar P. Jacobs se distingue notamment par sa volonté de réalisme et d'exactitude dans le détail. Travaillant souvent d'après photographies ou croquis de repérages, il a créé un monde dans lequel la fiction devient ainsi complètement plausible. La précision se retrouve dans la reconstitution des parcours tant sur les délais que sur la représentation des lieux traversés, S.O.S. Météores — qui se déroule entre Paris et la région de Versailles — étant exemplaire à ce sujet[12]. On retrouve également des intrigues policières comme dans La Machination Voronov ou L'Affaire Francis Blake.
En outre, par respect du lecteur, il s'imposait de le placer dans un environnement qui puisse lui permettre d'apprendre tout en se distrayant. À cet égard, on peut citer la visite guidée du musée égyptien du Caire (dans Le Mystère de la Grande Pyramide), celle de la Tour de Londres (dans La Marque jaune) ou celle du sous-sol parisien (dans L'Affaire du collier).
L'auteur ayant imaginé postérieurement une biographie à ses héros, les continuateurs de la série ont pu s'en inspirer pour présenter des moments antérieurs aux premiers albums, notamment des épisodes de l'adolescence de Francis Blake et Philip Mortimer. On apprend ainsi que Mortimer – épisodes relatés dans Les Sarcophages du 6e continent – eut des sentiments pour une jeune princesse indienne, Gita, puis entretint une relation avec une écrivaine anglaise. Les nouveaux auteurs de la série ont ainsi coupé court aux rumeurs de relation homosexuelle entre les deux héros, en raison de leur fort lien d'amitié, de leur domicile commun et de l'absence de femmes, laquelle ne trouve sa cause que dans la censure draconienne qui régnait alors sur « les éditions pour la jeunesse ». On découvre plus en détail la vie estudiantine de Francis Blake et comment il s'est trouvé mêlé à un épisode fort trouble des services secrets britanniques (voir Le Serment des cinq Lords).
Les auteurs ayant repris la série se sont efforcés de reproduire le style de Jacobs, tant d'un point de vue graphique que scénaristique[13].
Science-fiction
Dès les premiers albums, les aventures de Blake et Mortimer sont marquées par la science-fiction, dans laquelle l'auteur voit une manière de raconter une histoire d'aventures tout en suscitant l'imagination et la curiosité de ses lecteurs : « Je vois la science-fiction comme un jeu spéculatif, une anticipation romancée des réalisations et des découvertes de demain ou d'après-demain. Tout l'art consistant à extrapoler le sujet choisi jusqu'à ses conséquences les plus extrêmes, à mi-chemin entre le réel et l'insolite[a 5] ». Ainsi, les aventures de Blake et Mortimer dévoilent de nombreux éléments futuristes qui ont poussé les spécialistes de son œuvre à qualifier Jacobs d'auteur visionnaire[14],[a 6]. Ainsi, Le Secret de l'Espadon évoque l'hypothèse d'une Troisième Guerre mondiale, tandis que les aventures suivantes développent des thèmes comme la guerre météorologique, le clonage humain, le contrôle et la manipulation du cerveau humain, ou encore le voyage dans le temps[15].
Dès les premiers albums, Jacobs met en avant la question de la puissance de la science et du péril qu'elle peut faire naître pour l'humanité quand elle tombe entre de mauvaises mains et se détourne de la morale. Dans La Marque jaune, le Dr Septimus, premier savant fou de la série, utilise l'onde Méga pour contrôler à distance le cerveau d'Olrik, au moyen d'un « Télécéphaloscope », et assouvir son désir de vengeance. Le professeur Miloch, organisateur du chaos climatique dans SOS Météores, se venge de Mortimer dans Le Piège diabolique en le faisant prisonnier d'un voyage dans le temps par l'intermédiaire de son « Chronoscaphe »[a 5],[a 6]. De fait, les savants, bons ou méchants, figurent en grand nombre dans la série[a 5]. Outre ces appareils, Edgar P. Jacobs met en scène de nombreuses autres inventions. Dès la première aventure, il crée un avion à réaction submersible et supersonique, l'Espadon, qui permet au monde libre d'anéantir la puissance de l'Empire jaune et qui trouve un écho quelques années plus tard : en 1952, soit six ans après le début du Secret de l'Espadon, le Douglas X-3 Stiletto, premier avion à fuselage effilé, est lancé aux États-Unis. De la même manière, les chars volants dessinés dans L'Énigme de l'Atlantide préfigurent l'Avro Canada VZ-9 Avrocar, un aéronef à décollage et atterrissage vertical expérimenté en 1959 dans le cadre d'un projet militaire secret américain, tandis que les hommes volants qu'il met en scène évoquent les premiers modèles de réacteur dorsal, tel que le Rocketbelt[a 6]. Dans Les Trois Formules du professeur Satō, il reprend un thème d'anticipation largement répandu en faisant apparaître des androïdes mis au point par le professeur Satō, spécialiste japonais de cybernétique[a 6].
Dans le souci d'exactitude et de précision qui le caractérise, Jacobs fabrique des maquettes de ses engins afin de les dessiner et de repérer plus facilement d'éventuelles incohérences[a 6].
Croyances et ésotérisme
L'attrait d'Edgar P. Jacobs pour les civilisations disparues ou mythiques, baignées de mystères, de croyances ancestrales et de pratiques occultes explique la large part accordée aux phénomènes étranges et à l'ésotérisme dans ses œuvres[16],[a 7]. Ainsi, Blake et Mortimer sont parfois confrontés à des phénomènes que des capacités de scientifique, de détective ou de militaire ne peuvent expliquer. Le Mystère de la Grande Pyramide instaure un cadre fantastique et met en scène le cheik Abdel Razek, un vieillard aux pouvoirs surnaturels, gardien de l'héritage des pharaons, frappe Olrik d'une malédiction divine qui le poursuit à travers la formule « Par Horus demeure ! » dans La Marque jaune, L'Onde Septimus et Le Cri du Moloch[a 7].
Le thème de la malédiction, les sorts et autres formules magiques se retrouvent dans différents albums conçus par les successeurs de Jacobs. Comme dans Le Mystère de la Grande Pyramide, les voyages d'exploration conduisent parfois les héros vers des rivages plus obscurs. Ainsi, dans La Malédiction des trente deniers, le malheur s'abat sur les pilleurs avides de richesses, frappés du châtiment divin, tandis que l'empereur indien Açoka revient du royaume des morts dans Les Sarcophages du 6e continent[a 7]. Après la découverte de l'Atlantide et de sa capitale Poseidopolis dans l'album éponyme, les héros découvrent d'autres mondes mythiques, comme Le Sanctuaire du Gondwana au centre du cratère du Ngorongoro, ou La Vallée des Immortels qui renferme les perles de vie éternelle au cœur de la Chine[a 7].
Les créatures fantastiques peuplent également la série, à l'image des effrayants ptérodactyles dans L'Énigme de l'Atlantide, de la créature baptisée Moloch, capitaine du vaisseau extraterrestre Orpheus VII et dont l'énergie cellulaire est incontrôlable dans Le Cri du Moloch, ou des dragons à plumes qui défendent la perle de vie dans La Vallée des Immortels[a 7]. Les objets recouvrent également des pouvoirs fantastiques, comme le talisman offert à Mortimer par le cheik Abdel Razek, qui le protège de l'attaque d'un serpent dans sa chambre d'hôtel, ou le mâlâ qu'il reçoit de mademoiselle Zi dans La Vallée des Immortels, qui lui vaut d'être épargné par la sorcière Jiu-Piu[a 7].
Dans son livre Blake, Jacobs et Mortimer, Gérard Lenne a noté que tous les personnages importants de la saga se répartissaient en fait en trois catégories : les savants, les guerriers et les traîtres, dont les trois héros principaux Mortimer, Blake et Olrik, sont les archétypes.
Personnages principaux
Le capitaine Francis Blake est un ancien pilote de la Royal Air Force devenu directeur du MI5, le service britannique de contre-espionnage[17]. D'origine galloise, fils d'un colonel des Royal Welch Fusiliers et d'une juge de paix, il fait ses études au prestigieux collège d'Eton[17]. Fasciné par Lawrence d'Arabie, il partage avec lui le goût de l'aventure[17]. Fervent défenseur de l'impérialisme britannique, il symbolise l'esprit de résistance et apparaît le plus souvent froid et détaché, combatif et déterminé, mais aussi réfléchi et prudent[a 4]. Toujours maître de ses réactions, Francis Blake incarne le flegme et la courtoisie britanniques[17].
Le professeur Philip Mortimer est un spécialiste en physique nucléaire, considéré comme l'un des plus éminents scientifiques du Royaume-Uni après que son invention donne la victoire au monde libre dans Le Secret de l'Espadon[17]. Il naît à Shimla, au cœur du Raj britannique, où son père officie comme médecin-major de l'armée, ce qui lui procure un certain goût pour l'exotisme. Derrière le scientifique se cache un fervent humaniste[17]. Diplôme de l'université de Glasgow, Philip Mortimer pratique plusieurs sports de combat et se passionne pour l'archéologie[17]. Personnage jovial et malicieux, il est imaginatif et plein d'humour, mais son impulsivité l'amène parfois à s'emporter et à ne pas voir le danger[a 4].
Blake et Mortimer ne possèdent aucun pouvoir en particulier, mais ils se distinguent par un fort sentiment du devoir, de la justice et de la probité[a 4]. Toujours bien vêtus, fumant la pipe et buvant du whisky, Blake et Mortimer incarnent une certaine élégance britannique teintée de dandysme[a 16].
Le colonel Olrik, l'ennemi juré de Blake et Mortimer, est un criminel de classe internationale, travaillant pour lui-même ou employé par des puissances étrangères. Homme d'action cultivé, se proclamant "grand maitre du jeu d’Échecs reconnu en Asie comme héritier direct du brahmane Sissa" [18], il n'hésite pas à utiliser la fourberie pour arriver à ses fins. Véritable génie du mal, Olrik rappelle le professeur Moriarty, qui est le plus redoutable ennemi de Sherlock Holmes dans les romans créés par Arthur Conan Doyle[a 4].
Personnages secondaires
La série Blake et Mortimer contient de nombreux personnages secondaires, gentils ou méchants, qui apparaissent ou sont évoqués de façon récurrente ou sporadique.
Les deux héros sont épaulés dans leurs aventures par des membres des forces de l'ordre tels que l'inspecteur-chef Glenn Kendall de Scotland Yard, le commissaire Pradier de la DST, le directeur du MI6 William Steele ou l'adjoint de Blake au MI5 David Honeychurch. Ils sont aidés par des scientifiques comme le professeur Labrousse, directeur de la Météorologie Nationale Française, la biologiste russe Nastasia Wardynska ou le physicien Jeronimo Ramirez. Ils peuvent également compter sur Ahmed Nasir, leur fidèle serviteur indien (soldat dans Le Secret de l'Espadon, serviteur dans Le Mystère de la Grande Pyramide et dans La Marque jaune, aventure à la fin de laquelle il quitte la série. Il faudra attendre Les sarcophages du Sixième Continent pour le voir revenir : il est alors agent des services secrets indiens).
Blake et Mortimer doivent souvent affronter le colonel Olrik et ses hommes de main : Sharkey, Jack ou Razul. Ils croisent la route de savants fous tels que le professeur Miloch Georgevitch, le docteur Jonathan Septimus et le docteur Voronov. Ils font également face à des dirigeants mégalomanes comme l'empereur Basam Damdu (voir Le Secret de l'Espadon).
La série Blake et Mortimer compte 20 aventures publiées en 29 albums aux Éditions Blake et Mortimer. Edgar P. Jacobs en a écrit huit — publiées en 12 albums — et les repreneurs, soit cinq scénaristes et neuf dessinateurs, en ont écrit douze — publiées en 17 albums[19].
Les aventures de Blake et Mortimer créées par Edgar P. Jacobs sont d'abord publiées en feuilleton dans Le Journal de Tintin au rythme d'une à deux planches par semaine. La première planche du Secret de l'Espadon est publiée dans le premier numéro du Journal de Tintin le . Les aventures sont publiées en albums à partir de 1950 aux éditions Le Lombard en Belgique et aux éditions Dargaud en France. Elles sont ensuite rééditées par les nouvelles Éditions Blake et Mortimer à partir de 1984, avec un découpage différent — trois tomes au lieu de deux — pour Le Secret de l'Espadon.
Jacobs écrit le scénario et organise un pré-découpage de sa nouvelle aventure, Les Trois Formules du professeur Satō, mais il n'en dessine que la première partie, publiée dans Le Journal de Tintin de 1971 à 1972 puis en album en 1977 aux éditions Le Lombard et Dargaud. Il meurt en 1987, sans avoir pu dessiner le deuxième tome. Ce n'est que trois ans plus tard, en 1990, que la seconde partie est enfin publiée, d'abord dans Hello Bédé puis en album aux Éditions Blake et Mortimer, grâce au travail du dessinateur Bob de Moor à partir du scénario et des crayonnés laissés par Jacobs.
Le Journal de Tintin (Tome 1) – Hello Bédé (Tome 2) –
(Tome 1 aux Éd. Lombard et Dargaud) (Tome 2 aux Éd. Blake et Mortimer)
Reprise (depuis 1996)
À la suite de la mort d'Edgar P. Jacobs et malgré son refus de prolonger la série, Blake et Mortimer fait l'objet d'une reprise par plusieurs auteurs. Généralement, deux équipes composées chacune d'un scénariste et d'un dessinateur travaillent en parallèle sur de nouveaux albums. Les histoires ne sont désormais plus publiées dans une revue de bande dessinée mais directement en album, après une prépublication éventuelle en couleur ou en noir et blanc dans un quotidien ou un hebdomadaire.
Le Rayon U, Bravo !, 1943 Scénario et dessin : Edgar P. Jacobs L'album contient déjà de nombreux éléments caractéristiques (décors, thèmes et personnages) des futures aventures de Blake et Mortimer. Il est d'ailleurs numéroté « 0 » par les Éditions Blake et Mortimer puis renuméroté Tome 1 lors de sa réédition dans la collection "Avant Blake et Mortimer".
La Flèche Ardente, Éditions Blake et Mortimer, coll. "Avant Blake et Mortimer", 48 p., Scénario : Jean Van Hamme - Dessin : Christian Cailleaux/Etienne Schreder - (ISBN978-2-87097-311-0) L'empereur d'Austradie Babylos III décide de s'emparer des Îles Noires et de leur gisement d'uradium. Ce métal lui permettrait de créer une arme absolue. Le professeur Marduk révèle ce plan au Grand Conseil de Norlandie, ennemi de l'Austradie. Même si la guerre entre les deux nations est déclarée, l'usage de l'uradium, est interdite par Puncha Taloc, le dieu protecteur des Îles Noires[28]. Suite du Rayon U, l'album est numéroté Tome 2 lors de sa parution dans la collection "Avant Blake et Mortimer".
Collection "Un autre regard sur Blake et Mortimer"
La collection "Un autre regard sur Blake et Mortimer" met en scène des aventures de Blake et Mortimer vues par des auteurs différents avec des codes graphiques et scénaristiques qui leur sont propres[29].
Le Dernier Pharaon, Éditions Blake et Mortimer , coll. "Un autre regard sur Blake et Mortimer", Scénario : Jaco Van Dormael, Thomas Gunzig et François Schuiten - Dessin : François Schuiten Les auteurs revisitent la série en s'affranchissant de ses normes scénaristiques — l'aventure ne se déroule pas autour des années 1950 mais bien après — et graphiques — le dessin est en trame et non en ligne claire. L'album est une « suite » du Mystère de la Grande Pyramide mettant en scène les héros vieillis.
L'Art de la guerre , Éditions Blake et Mortimer, coll. "Un autre regard sur Blake et Mortimer", 128 p., Scénario : Jean-Luc Fromental/José-Louis Bocquet - Dessin : Floc'h - (ISBN978-2-87097-301-1) À New York, Francis Blake doit prononcer un discours à l'ONU. Au même moment, au Metropolitan Museum, un homme vandalise la stèle d'Horus avant d'être arrêté par la police. Francis Blake et Philip Mortimer, informés par le FBI, reconnaissent Olrik qui est plongé dans un état catatonique et a perdu la mémoire. A la veille de l'ouverture de la conférence pour la paix, Blake et Mortimer mènent l'enquête. Page 22, le colonel Eugueni Stok annonce que l'U.R.S.S. possède la bombe H, huit ans après les U.S.A.. La première bombe H américaine a explosé le 1er novembre 1952, La 1ère bombe H russe a explosé le 22 novembre 1955, Il s'agit là d'une erreur des auteurs qui ont confondu l'explosion de la 1ère bombe atomique américaine ayant explosé au Nouveau-Mexique le 16 juillet 1945, La conférence pour la Paix, au siège de l'O.N.U. s'est déroulée à New-York à partir du 23 juin 1953. L'histoire débute donc quelque temps avant cette date.
La Fiancée du Dr Septimus , Éditions Blake et Mortimer, coll. "Le Nouveau Chapitre", 56 p., Scénario : François Rivière - Dessin : Jean Harambat/Isabelle Merlet - (ISBN978-2-87097-293-9) Après avoir manqué de se faire écraser par une voiture sans conducteur alors qu'il était en compagnie de Mortimer, Richard, le neveu de Francis Blake, se rappelle avoir lu un article sur la capacité de l'électricité organique à déplacer les objets à distance signé Phelps. Mortimer et Blake enquêtent alors sur la collaboratrice du docteur Septimus, une biologiste dénommée Ursula Phelps[31].
Chronologie des aventures
Edgar P. Jacobs n'a jamais daté les aventures de Blake et Mortimer. Si dans plusieurs aventures il a donné des indications de mois, il n'a donné aucune année. Au contraire, les repreneurs datent plus précisément leurs albums, allant jusqu'à indiquer des jours précis.
Ces aventures se déroulent principalement dans les années 1950, entre les albums de la série originelle Le Mystère de la Grande pyramide et S.O.S. Météores. En effet, les années 1950 sont l'époque à laquelle se déroule l'action de 18 albums.
Quatre aventures se déroulent plus tôt, dans les années 1940 : Le Bâton de Plutarque, qui est une préquelle de la série, qui se déroule en 1944, Le Secret de l'Espadon, l'aventure fondatrice de la série, publiée à partir de septembre 1946, La Vallée des Immortels qui débute à la fin de l'aventure précédente et Le Dernier Espadon, qui se déroule en 1948.
Et quatre aventures se déroulent plus tard, dans les années 1960: Le Piège diabolique, Huit heures à Berlin, L'Affaire du collier et Les trois formules du professeur Sato.
Il est difficile d'établir une chronologie cohérente des albums car il y a plusieurs éléments contradictoires ; certains choix sont donc arbitraires. Le tableau suivant présente une chronologie possible des aventures, en s'appuyant sur les indications temporelles figurant dans les albums, sur une chronologie proposée par les éditions Dargaud en 2014[32] et sur une autre proposée par le magazine Geo dans un numéro hors-série publié en 2022 à l'occasion de la sortie de Huit Heures à Berlin[a 17].
L'action se déroule au mois de décembre : Macomber reçoit une lettre de la Marque jaune le (planche 10, case 11, page 12) et à la fin de l'album, Blake souhaite un joyeux Noël à tous (planche 66, case 8, page 68).
L'année n'est pas précisée. Toutefois, c'est en 1952 qu' Edgar P. Jacobs a accompli un voyage à Londres pour composer les décors de son futur récit. En outre, l'hymne national du Royaume-Uni au moment du récit est God Save the Queen (et non God save the King), ce qui signifie que le souverain britannique est une femme. Le récit se situe donc nécessairement après le décès du roi George VI, survenu le 6 février 1952, date à laquelle sa fille Elizabeth II a accédé au trône britannique.
Le récit peut donc être situé en décembre 1952.
L'aventure est présentée comme une suite de La Marque jaune.
L'action débute lors du Trooping the Colour, la parade d'anniversaire de la reine Élisabeth II qui a lieu au mois de juin (planche 1, case 1, page 5). Il est également précisé que la reine est jeune. Or la reine Élisabeth II est âgée de 27 ans en 1953 et a été officiellement couronnée le 2 juin 1953 en l'Abbaye de Westminster. Olrik est présent dans cet album, toujours traumatisé par son expérience de La Marque jaune.
Un calendrier dans le bureau de l'inspecteur Kendall indique la date du jour, le (planche 35, case 8, page 37), et Mortimer lit un journal relatant un événement survenu le (planche 36, case 5, page 38).
Définitivement libéré de l'emprise de l'onde méga et en liberté à la fin de l'aventure Le Cri du Moloch, Olrick aurait donc mis environ 9 mois à bâtir un réseau d'espionnage au Royaume-Uni (automne 1953 - juin 1954). Il est en fuite à la fin de l'album.
L'histoire débute par une analepse située le (planche 1, case 1, page 3), puis la suite du récit se passe « 177 ans plus tard » (planche 3, case 1, page 5), soit en 1954. Un dialogue entre Mortimer et le Dr Kaufman confirme l'année 1954 (planche 16, case 3, page 18) et une partie de l'action se déroule dans la nuit du 16 au (planche 48, case 8, page 50 et planche 52, case 1, page 54). Olrik est emprisonné aux Etats-Unis à la fin de l'album.
L'histoire commence par une analepse en (planche 1, case 1, page 3) avant de se dérouler 35 ans plus tard (planche 4, case 1, page 6), soit en novembre 1954. La présence de neige indique une période hivernale. Absence cohérente d'Olrik, emprisonné aux Etats-Unis.
L'histoire débute dans la nuit du 26 au (Tome 1 : planche 1, case 1, page 3) et se poursuit rapidement deux semaines plus tard (planche 3, case 1, page 5), avec l'évasion d'Olrik. Une note indique que l'aventure se déroule douze ans avant la Dictature des colonels en 1967, c'est-à-dire en 1955 (Tome 2 : planche 53, case 6, page 55). Olrik est en liberté à la fin de l'album.
L'aventure a été publiée du 19 octobre 1955 au 19 octobre 1956. L'action de La Malédiction des trente deniers se déroulant en 1955, l'année 1956 est la période la plus probable pour situer temporellement l'aventure L'Enigme de l'Atlantide.
L'histoire débute le (planche 1, case 1, page 3) et se termine le , date du lancement du satellite Spoutnik 1 (planche 60, page 62) le . A la fin de l'album, Olrik est livré aux Soviétiques et déporté en Sibérie.
L'histoire débute en (Tome 1 : planche 1, case 1, page 3) et s'achève le lors de l'ouverture de l'Exposition universelle de 1958 à Bruxelles (Tome 2 : planche 54, page 56). Retour d'Olrik de Sibérie pour servir de cobaye à Açoka avec l'aide du KGB.
L'aventure est une suite des Sarcophages du 6e continent. Mortimer consulte un journal vieux de trois mois qui comporte un article relatant un évènement survenu dans cet album au printemps 1958 (planche 8, case 1, page 10), ce qui place l'action à l'été 1958. Olrik emprisonné.
Plusieurs dates sont indiquées dans l'album : le (planche 25, case 3, page 27), le (planche 30, case 1, page 32) et le (planche 48, case 6, page 50). Olrik apparaît dans sa cellule de la Prison de Wandsworth (planche 61, case 1, page 63).
L'aventure se déroule après le récit Le Testament de William S. (août 1958) puisqu'Olrik est toujours détenu à la Prison de Wandsworth au début du récit. A la page 2 de l'album, un gardien de la prison mentionne que le printemps est arrivé, ce qui situe donc l'action de ce récit au printemps 1959.
L'action débute après la publication de journaux datés du et du (planche 1, case 1, page 3), dans la première quinzaine du mois (planche 24, case 6, page 26 et planche 52, case 8, page 54. L'année n'est pas précisée.
L'aventure, publiée dans Le journal de Tintin entre le 8 janvier 1958 et le 9 avril 1959, est un récit d'anticipation que l'on peut donc situer dans un futur proche par rapport à l'écriture de l'œuvre (récit de science-fiction racontant la manipulation du climat par un savant fou aux ordres d'une puissance étrangère).
Les aventures Les Sarcophages du 6e continent, Le Sanctuaire du Gondwana, Le Testament de William S. et Signé Olrik se succèdent directement et les évènements relatés dans ces albums se déroulent entre le mois de février 1958 et le printemps 1959, ce qui exclut donc les années 1958 et 1959 comme périodes d'action d'une autre aventure.
SOS Météores se déroulerait donc en mai 1960. Olrik est emprisonné en France à la fin de l'album..
Selon un journal, l'histoire se termine en novembre et a débuté deux mois plus tôt (planche 61, case 5, page 63).
Les évènements de cette aventure se situent peu de temps après ceux relatés dans S.O.S. Météores puisque le professeur Miloch indique dans une lettre à Mortimer qu'il a été mortellement marqué aux radiations lors de la destruction de la base 001 (évènement qui a eu lieu à la fin de l'album S.O.S. Météores) et qu'il a consacré les quelques mois qu'il lui restait à vivre à la mise au point de l'engin temporel qui apparaît dans Le piège Diabolique. Absence cohérente d'Olrik, emprisonné à la Prison de la Santé. Mortimer roule en Triumph Herald, produit de 1959 à 1971.
L'Affaire du collier de la reine de 1785 a lieu 178 ans plus tôt, d'après un article de presse présenté dans l'album (planche 1, case 3page 3), ce qui place le récit en 1963.
Le mois n'est pas explicitement mentionné mais les personnages portent des vêtements légers et de fortes pluies ont lieu au cours du récit, ce qui laisse présumer que l'action se déroule en automne. Cette aventure se déroulerait donc quelques mois après Huit Heures à Berlin, récit à la fin duquel Olrik était aux mains des autorités françaises.
Le récit L'Affaire du collier débute par l'évasion d'Olrik à Paris.
Mortimer emprunte le Shinkansen, train à grande vitesse mis en service en 1964 et séjourne à l'hôtel New Otani (Tome 2 : planche 1, case 6, page 3) qui a été construit en 1964, plaçant forcément l'action après cette date. De même, la Datsun 510 verte utilisée par la bande d'Olrik et le taxi Toyota Mark II conduit par Mortimer dans le tome 2[33] sont tous deux des modèles sortis en 1968.
Dans cette aventure, le professeur Sato, cybernéticien, met au point des robots destinés à remplacer l'homme dans les phases les plus périlleuses du voyage cosmique. Le récit est donc contemporain de la conquête spatiale dont la période phare a été les années 1960 (chronologie de l'exploration spatiale) et dont l'apogée coïncide avec la Mission Apollo 11: les premiers pas de l'homme sur la lune en juillet 1969.
Enfin, l'aventure a été publiée dans Le Journal de Tintin à partir du 5 octobre 1971.
Le récit pourrait donc se dérouler aux alentours de l'année 1970.
Chiffres de vente
Les 22 premiers albums de la série Blake et Mortimer se sont vendus à un total de 15 millions d'exemplaires[34].
La première reprise de Blake et Mortimer en 1996, L'Affaire Francis Blake, est un gros succès d'édition avec 600 000 exemplaires vendus[35].
En France, Le Sanctuaire du Gondwana s'est vendu à 266 600 exemplaires en 2008, Le Serment des cinq lords à 250 000 exemplaires en 2012, L'Onde Septimus à 235 500 exemplaires en 2013 et Le Bâton de Plutarque à 232 000 exemplaires en 2015[36].
Traductions
Blake et Mortimer est disponible dans de nombreux pays à travers le monde et est traduit en douze langues, dont[37] :
Plusieurs projets d'adaptation au cinéma ont été envisagés par différents réalisateurs, mais sans jamais voir le jour.
Dans les années 1980, le réalisateur publicitaire Michel Marin cherche à convaincre Edgar P. Jacobs de donner son autorisation à une adaptation de La Marque jaune en long-métrage. En , il tourne un pilote de 2 minutes 30 avec Pierre Vernier, Yves Brainville et Michel Vitold dans les rôles de Blake, Mortimer et du Dr Septimus. Le film impressionne Jacobs mais des divergences entre le réalisateur et la productrice mettent fin au projet[50].
En , un deuxième projet d'adaptation de La Marque jaune est annoncé par le producteur français Charles Gassot. La réalisation est confiée à James Huth tandis que Blake et Mortimer sont incarnés par Rufus Sewell et Hugh Bonneville. Le tournage, au budget de 35 millions d'euros, doit débuter en pour une sortie en [51],[52]. Finalement, le projet semble ne plus être d'actualité lorsque le réalisateur James Huth prend les commandes de Brice de Nice en 2004[53].
En , un troisième projet d'adaptation de La Marque jaune voit le jour avec l'espagnol Álex de la Iglesia à la réalisation, et Kenneth Branagh, David Thewlis et John Malkovich respectivement dans les rôles de Blake, Mortimer et Olrik[54]. Un an plus tard, en 2009, c'est au tour de Kiefer Sutherland et Hugh Laurie d'être annoncés dans les deux rôles principaux[55],[56]. Mais le réalisateur peine à rassembler les fonds nécessaires à son scénario et en 2013 le projet est définitivement abandonné[57].
En 2024, un quatrième projet d'adaptation de La Marque jaune est en préparation, filmé en images réelles et en anglais, réalisé par le français Cédric Nicolas-Troyan, une sortie internationale pour fin 2025 est prévue[58].
En 1997, un nouveau jeu développé par Index+ et édité par France Telecom Multimedia sort sur PC. Intitulé Les Aventures Interactives de Blake et Mortimer : Le Piège diabolique, le jeu est une bande dessinée interactive en pointer-et-cliquer inspirée de l'album éponyme. Le joueur doit interagir avec le décor pour faire avancer l'intrigue et dévoiler les cases suivantes. Un second CD contient la BD commentée par le scénariste Benoît Peeters et un documentaire sur l'œuvre de Jacobs[61].
En , Némopolis sort un nouveau jeu d'aventure en pointer-et-cliquer sur PC et Mac. Intitulé Blake et Mortimer – Les Tables de Babylone, il s'agit pour la première fois d'un jeu vidéo avec un scénario original[64],[65].
Jeux de société et d'énigmes
En , la société flamande Mundi(en) de Turnhout fabrique un jeu de cartes français dont les enseignes sont représentées par des personnage de Blake et Mortimer extraits des albums, sur le dos est présent la Marque Jaune sur fond noir[66].
En , Nathan sort un jeu de société intitulé « Le maître du rayon - Blake et Mortimer ». Jeu basé sur le thème de la lutte de Blake et Mortimer contre leur ennemi favori: Olrik. Le but est de trouver les canons réducteurs pointés vers les villes du monde sur une planisphère, avant qu'Olrik ne mette ses plans à exécution[67].
En , Ystari Games sort un jeu de société intitulé Blake et Mortimer – Witness. Les joueurs doivent résoudre des enquêtes en se chuchotant les indices en leur possession[68].
En , Fleurus sort Les Énigmes de Blake et Mortimer, un livre-jeu où le lecteur doit résoudre plus de 130 énigmes et défis logiques[69],[70]. Un second livre édité par la société fille Mango sort en sous le titre Les Nouvelles énigmes de Blake et Mortimer[71]. Un livre d'escape game édité par Mango sort le sous le titre Escape Game Blake et Mortimer: 3 aventures so British ![72].
Le , le jeu d'escape game Blake et Mortimer - La Marque Jaune sort édité par Citel et Kana[73].
Le , édité par la société flamande Groep 24, le célèbre jeu de plateau Monopoly est adapté à la série Blake et Mortimer[74],[75],[76]. Le même jour K Puzzle éditions sort un puzzle de 1000 pièces tiré d'une illustration réalisée en 2015 de l'album tome 25 La Vallée des Immortels T1[77].
La série Blake et Mortimer est devenue une référence pour plusieurs générations du monde francophone. De nombreux artistes lui rendent hommage à travers des clins d'œil, des parodies, des pastiches ou des histoires dérivées. Les héros ont également été utilisés pour des publicités.
Références
En 1974, le magazine Tintin l'Hebdoptimiste réalise un numéro spécial (no 73) sur Le Rayon U. André-Paul Duchâteau y écrit l'énigme Les 3 Formules du Professeur Jacobs tandis que Dupa y dessine Cubitus et la Marque jaune. En 1976, le no 30 de Schtroumpf - Les Cahiers de la bande dessinée est consacré à Edgar P. Jacobs et sa couverture est composée de la Marque jaune et des ombres de ses héros[81]. En 1977, François Rivière et Floc'h insèrent le livre The Mega Wave (L’Onde Méga en français) du Dr Septimus (La Marque jaune) dans Albany & Sturgess : 1 - Le Rendez-vous de Sevenoaks[82]. En 1980, Filip Denis dessine Hommage à Jacobs dans le no 2 d'Aïe où il raconte comment il se prenait pour la Marque jaune dans sa jeunesse[83]. En 1983, Patrick Dumas crée le personnage du professeur Lombard sous les traits d'Edgar P. Jacobs dans Les Aventures de Patrick Maudick : 2 - Les Méandres du temps[84]. En 1992, Blake, Mortimer et leur créateur apparaissent dans Croqu'la vie : 1 - Souriez, le petit oiseau va mourir de Marc Hardy et Yann[85]. En 1993, Jochen Gerner crée un petit portfolio de dessins intitulé Le Petit Théâtre d'Olrik. En 1996, Gilles Chaillet reprend la séquence de la Tour de Londres au début de La Marque jaune dans son album Vasco : 14 - Sortilèges[86].
En 2000, Eddy Mitchell reprend les éléments de la couverture de La Marque jaune pour l'affiche de sa tournée à travers la France[87]. En 2005, les artistes Georges Oreopoulos et David Vandegeerde de la société Art Mural réalisent une fresque murale d'une centaine de mètres carrés tirée de la couverture de La Marque jaune dans le cadre du Parcours BD de la Ville de Bruxelles[88]. En 2007, Philippe Geluck parodie la couverture de La Marque jaune pour celle de son 14e album La Marque du Chat[89]. En 2008, Olivier Marin et Patrick Dumas dessinent l'ex-librisLes 3 « M » (Marque Jaune / Michelle / Mac Bride), en hommage à la couverture de La Marque jaune, pour le site marquejaune.com[90],[91]. Deux ans plus tard, un portfolio de 6 planches est réalisé sur le même thème avec les mêmes dessinateurs[92].
Dans les années 1980, Roger Brunel pastiche les deux héros dans plusieurs albums de sa série Pastiches.
En 1982, Toni Jacquobs mélange les histoires de différents albums au sein d'une seule aventure publiée sous le titre Black et Mordecker dans le no 21 de Bédésup (2 planches)[95].
En 1984, Al Voss imagine dans son album Parodies une histoire où Blake, Mortimer et Olrik forment un triangle amoureux, Les Aventures passionnantes de Blake-Mortimer (1 planche)[96].
En 1990, dans Parodies : 3 - Vingt ans après, Jean-Michel Aubert et Christophe Arleston dessinent Flake et Oldtimer, une aventure où les deux héros, vieillis de vingt ans, déjouent de nouveau le plan d'Olrik (2 planches)[98],[99]. * En 1999, Jean-Pierre Dirick imagine la séance de psychanalyse du Pr Mortimer sous le titre Philip Mortamer, ou la Frustration de l'Espadon dans son album Le Divan de la BD. Il s'appuie pour cela sur de véritables analyses du personnage réalisées par des psychanalystes et psychologues (8 planches)[100],[101].
Les Aventures de Scott et Hasting de Marniquet, trois tomes de 2001 à 2003 chez Albin Michel.
En 2003, Émile Bravo imagine ce qu'auraient été Blake et Mortimer s'ils avaient été inventés par un nazi et non un belge. Il raconte l'histoire d'un soldat et d'un scientifique nazis, Philémon et Franziskus, dans Les Aventures de Swartz et Totenheimer, d'après les personnages d'Adolf Hitler publié dans le no 23 de Ferraille illustré (2 planches)[102],[103].
De 2006 à 2010, Pixel Vengeur se lance avec A.Perroud dans une parodie "parental advisory" intitulée Les Aventures de Black et du Suprême Mortamère aux éditions Le Cycliste puis Ange. Il remplace Blake et Mortimer par deux jeunes de banlieue qui évoluent dans les lieux des aventures de nombreux autres héros de BD. La série compte 3 albums : Black et Mortamère niquent le système sorti en 2006, Black et Mortamère niquent le système 2 en 2007 et Black et Mortamère feukent ze system en 2010[105].
En 2010, Romain Dutreix dessine Brake et Moltimer dans la malédiction du mystère secret de la machination diabolique ! publié dans le no 406 de Fluide glacial[106].
De 1986 à 1987, Blake et Mortimer apparaissent dans des visuels des campagnes publicitaires de CCM Micro dessinés par Ted Benoit[107]. En 1987, Pascal Fournier et Pascal Dubuck réalisent Les Aventures d'Alexandre de la Mareneuve et d'Évry Cédex : 1 - La Marque bleue, un album promotionnel pour le Groupe Accor[108]. Cette même année, la mairie de Montreuil réalise un dépliant, Mystère à Montreuil : Une enquête de Blake et Mortimer, dans lequel Bob de Moor met en scène les deux héros enquêtant sur une mystérieuse marque « M », ce qui les conduit à découvrir le fonctionnement du service propreté de la ville[109].
À l'occasion de la Fête de la BD de Bruxelles, un spectacle son et lumière mettant en scène des héros de bande dessinée est projeté sur les murs de la Place Royale. Blake et Mortimer apparaissent dans plusieurs éditions[113],[114].
En 2010, la Monnaie de Paris émet deux pièces de collection en euro sur le thème de Blake et Mortimer : une pièce de 10 € en argent à 10 000 exemplaires et une pièce de 50 € en or à 500 exemplaires. La face représente une scène tirée de l'album Le Secret de l'Espadon où l'on voit les deux héros arrêter le colonel Olrik, avec en arrière-plan, les avions « espadon » qui attaquent, et en bas, le millésime « 2010 » et les différents. Le revers montre Blake & Mortimer en pied dans leur pose caractéristique, avec en fond, le « M » symbolique de la série dans lequel « RF » est inséré, sur lequel vient s'inscrire la valeur faciale de 50 euros ou 10 euros, et en pourtour à gauche, la mention « Les Aventures de Blake et Mortimer »[115]. Cette même année, la Monnaie de Paris et les éditions Dargaud sortent un coffret en 1 500 exemplaires contenant le diptyque La Malédiction des trente deniers, un ex-libris numéroté, une médaille originale en cuivre numérotée et la réplique d'un denier romain[116].
La marque indienne de motos Royal Enfield a créé en 2009 une série spéciale Blake et Mortimer sur la base de son modèle Bullet 500.
↑Annonce faite dans l'ouvrage collectif : Blake et Mortimer face aux grands mystères de l'humanité : histoire, mythes, civilisations..., Issy-les-Moulineaux : Beaux-arts éditions, juillet 2015. (ISBN979-10-204-0185-4)
↑Benoît Berthou, « 6. Bande dessinée et série : une édition en tomaison », dans Benoît Berthou (dir.), Éditer la bande dessinée, du Cercle de la Librairie, (lire en ligne), p. 8
↑Christophe Levent, « Une exposition au cœur de l'univers de Blake et Mortimer », Le Parisien, (lire en ligne).
↑Les éditions Blake et Mortimer ont publié sous le titre Septimus une édition néerlandaise intégrale du diptyque comprenant L'Onde Septimus et Le Cri du Moloch. Le titre de l'album était à l'origine L'Onde Septimus 2 comme le dévoile Philippe Ghiemetti : « Je pensais que, le premier tome étant paru en 2013, ce n'était pas une bonne idée… C'est le sous-titre qui est devenu le titre, Le Cri du Moloch. »Voir dBD hors série n° 22, novembre 2020, p. 48 et 51.
Liste non exhaustive des ouvrages consacrés spécifiquement à l'univers de Blake et Mortimer, à son analyse et à sa conception. Pour les ouvrages consacrés à son auteur, voir la bibliographie d'Edgar P. Jacobs.
Ouvrages
Edgar-Pierre Jacobs : 30 ans de bandes dessinées, Paris, C. Littaye, . Réédition augmentée, Alain Littaye, 1981.
René Nouailhat (dir.), Jacobs, la marque du fantastique : Mythologie, politique et religion dans la bande dessinée Blake et Mortimer, Saint-Égrève / Besançon, Mosquito / CRDP de Franche Comté, , 182 p. (ISBN2-908551-61-6, BNF39118102).
Aurélien Lozes (sous la dir. de Marc Bergère), Menaces, peurs et angoisses de guerre froide dans les albums de Buck Danny et Blake et Mortimer : représentations, impacts, réponses (1946-1967) (Mémoire de Master 2 d'histoire), Université Rennes-II, .
Alain S. Lerman, Les Secrets de l'Espadon : Une autre vision de l'histoire dessinée par Edgar P. Jacobs, La Ciotat, Kronos, , 280 p. (ISBN978-2-9513449-3-8, BNF43723087).
Alain S. Lerman, La bibliothèque virtuelle de Blake & Mortimer : toutes les éditions dans toutes les langues, dans tous les pays, Kronos, , 174 p. (ISBN978-2-9513449-3-8 et 2-9513449-3-7).
Guido Vogliotti, Blake et Mortimer, souterrains et voyage initiatique dans l'œuvre de E.P. Jacobs, Turin (Italie), Pavesio, , 128 p. (ISBN978-88-6233-024-4).
Alain S. Lerman, Le Dictionnaire encyclopédique de Blake et Mortimer, La Ciotat, Kronos, , 360 p. (ISBN978-2-9513449-4-5 et 2-9513449-4-5).
Brieg F. Haslé et Nicolas Thibaudin, Les Carnets secrets de Blake, Jacobs et Mortimer, Hachette.
Vingt-deux carnets d'une quinzaine de pages donnés en supplément de chaque album de la collection éditée par Hachette Collections de 2012 à 2013.
Alain S. Lerman, Les Énigmes de l'Atlantide : une autre lecture de l'histoire dessinée par Edgar P. Jacobs, La Ciotat, Kronos, , 262 p. (ISBN978-2-9513449-7-6, BNF43723083).
Collectif, Les personnages de Blake et Mortimer dans l'histoire : Les événements qui ont inspiré l'œuvre d'Edgar P. Jacobs, Historia, Le Point, , 112 p. (ISBN979-10-90956-25-4).
Alain S. Lerman, Les Affaires du collier : une autre lecture de l'histoire dessinée par Edgar P. Jacobs, La Ciotat, Kronos, , 364 p. (ISBN978-2-9513449-8-3, BNF44218307).
Escape game Blake et Mortimer / Rémi Prieur, Mélanie Vives. Paris : Mango, 11/2017, 115 p. (ISBN978-2-317-01676-9)
Scientifiction : Blake et Mortimer au Musée des arts et métiers / sous la direction de Thierry Bellefroid. Bruxelles : Blake et Mortimer, 06/2019, 92 p. (ISBN978-2-87097-284-7)
Philippe Biermé (dir.), Charles Dierick (dir.) et Pierre Lebedel (dir.), « Blake et Mortimer face aux Démons de la Science », Science et Vie Hors-série, no 17H, .
Sports venue at Lake Placid, New YorkThis article includes a list of references, related reading, or external links, but its sources remain unclear because it lacks inline citations. Please help to improve this article by introducing more precise citations. (November 2019) (Learn how and when to remove this template message) Biathlon at the 1980 Winter Olympics The Lake Placid Olympic Sports Complex Cross Country Biathlon Center is a venue located in the Lake Placid Olympic Sports Complex at ...
Hermite (kawah) Letak Hermite yang terlihat pada kutub utara bulanKoordinat86°00′N 89°54′W / 86.0°N 89.9°W / 86.0; -89.9Koordinat: 86°00′N 89°54′W / 86.0°N 89.9°W / 86.0; -89.9Diameter104 kmKedalamanTidak diketahuiColongitude110° at sunriseEponimCharles Hermite Hermite adalah kawah tabrakan bulan yang terletak di bagian paling utara bulan, tepatnya kutub utara Bulan. Kawah tersebut pertama kali ditemukan pada 1964. Sebelah barat...
Baby ISingel oleh Ariana Grandedari album Yours TrulyDirilis22 Juli 2013 (2013-07-22)FormatDigital downloadDirekam2013Genre R&B pop Durasi3:17LabelRepublicPencipta Kenneth Babyface Edmonds Antonio Dixon Patrick J. Que Smith Produser Kenneth Babyface Edmonds Antonio Dixon Patrick J. Que Smith Baby I adalah sebuah lagu yang dinyanyikan oleh penyanyi-penulis lagu asal Amerika Serikat, Ariana Grande, dalam album studio pertamanya, Yours Truly. Lagu ini merupakan single kedua miliknya, ya...
Town in Tigray Region, Ethiopia This article is about the modern town. For the ancient empire named after it, see Aksumite Empire. For other uses, see Axum (disambiguation). City in EthiopiaAxum Tigrinya: ኣኽሱም Amharic: አክሱም Ge’ez: አኵስምCityFrom top to bottom, left to right: skyline of Axum, Northern Stelae Park, Chapel of the Tablet at the Church of Our Lady Mary of Zion, Abba Pantelewon, farmlands in Axum, ruins of Dungur.AxumLocation withi...
Catalan Geographical Areas This article needs additional citations for verification. Please help improve this article by adding citations to reliable sources. Unsourced material may be challenged and removed.Find sources: Extreme points of Catalonia – news · newspapers · books · scholar · JSTOR (April 2021) (Learn how and when to remove this template message) Catalonia map This is a list of the extreme points of Catalonia, the points that are farther n...
Novacelles Église Saint-Pierre. Administration Pays France Région Auvergne-Rhône-Alpes Département Puy-de-Dôme Arrondissement Ambert Intercommunalité Communauté de communes Ambert Livradois Forez Maire Mandat Patrick Delferrière 2020-2026 Code postal 63220 Code commune 63256 Démographie Populationmunicipale 151 hab. (2021 ) Densité 10 hab./km2 Géographie Coordonnées 45° 26′ 19″ nord, 3° 39′ 03″ est Altitude Min. 669 mMax. 995...
Pour les articles homonymes, voir VLK, MAK et KMS. Ne doit pas être confondu avec Licence de logiciel. Cet article est une ébauche concernant l’informatique. Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants. Clé de produit (partiellement masquée) d'une copie de Windows Vista (2007). Une clé de produit aussi connus sous le nom de Clé d'activation ou Clé CD est une chaîne de caractères spécifique à une ...
Daftar keuskupan di Mozambik adalah sebuah daftar yang memuat dan menjabarkan pembagian terhadap wilayah administratif Gereja Katolik Roma yang dipimpin oleh seorang uskup ataupun ordinaris di Mozambik. Konferensi para uskup Mozambik bergabung dalam Konferensi Waligereja Mozambik. Saat ini terdapat 12 buah yurisdiksi, di mana 3 merupakan keuskupan agung dan 9 lainnya merupakan keuskupan sufragan. Daftar keuskupan Provinsi Gerejawi Beira Keuskupan Agung Beira: Claudio Dalla Zuanna, S.C.I. Keus...
American football player and coach, basketball coach Eddie AndersonAnderson as coach of the Iowa Hawkeyes in 1940Biographical detailsBorn(1900-11-11)November 11, 1900Oskaloosa, Iowa, U.S.DiedApril 24, 1974(1974-04-24) (aged 73)Clearwater, Florida, U.S.Playing careerFootball1918–1921Notre Dame1922Rochester Jeffersons1922–1925Chicago Cardinals Position(s)EndCoaching career (HC unless noted)Football1922–1924Columbia (IA)1925–1931DePaul1933–1938Holy Cross1939–1942Iowa1946–1949I...
2008 video game 2008 video gameStar Wars: The Force UnleashedDeveloper(s)LucasArts[a]Publisher(s)LucasArts[b]Director(s)Haden BlackmanProducer(s)Isa Anne StamosMatthew J. FillbrandtJulio TorresFranklin AliotoDesigner(s)John StaffordRich DavisProgrammer(s)Cédrick CollombArtist(s)Matt OmernickWriter(s)Haden BlackmanShawn PitmanJohn StaffordCameron SueyComposer(s)Mark GriskeyPlatform(s)iOSJ2MEN-GageNintendo DSPlayStation 2PlayStation 3PlayStation PortableWiiXbox 360Microsoft Win...
Welcome to the discussion page of the Rock music WikiProject and all its taskforces! WikiProject Rock music was featured in a WikiProject Report in the Signpost on 26 March 2012. Archives Archives Archive 1Archive 2Archive 3Archive 4Archive 5Archive 6Archive 7 This page has archives. Sections older than 120 days may be automatically archived by Lowercase sigmabot III when more than 4 sections are present. To start a new discussion section, please click here Proposed deletion of Hang Your Cro...
Pottery of Islamic lands Bowl of Reflections, early 13th century Iran. Brooklyn Museum. Chief places named in connection with Islamic pottery. Part of a series onIslamic studies HistoryPhilosophyTheology Early historiography Early social changes Early / Modern philosophy EschatologyConcept of God Tawhid (Islamic monotheism) Mysticism (Sufism) Jurisprudence Criminal Economic Etiquettical Hygienical Marital Military Political Theological Science in medieval times Astronomy Inventions M...
American rapper Drew DeezyBackground informationOriginSan Jose, California, United StatesGenresWest Coast hip hop, HyphyOccupation(s)Musician, RapperYears active1999-presentLabels454 Life EntertainmentWebsitehttp://454.vnMusical artist Drew Deezy is a Samoan American rapper from San Jose, California.[1] Career In 2010, Drew signed with 454 Life Entertainment and was featured in the label's compilation album As Real As It Gets. He was featured in the July 2011 issue of New Zealand maga...
This article needs additional citations for verification. Please help improve this article by adding citations to reliable sources. Unsourced material may be challenged and removed.Find sources: Alderwasley Hall Sixth Form Centre – news · newspapers · books · scholar · JSTOR (December 2022) (Learn how and when to remove this message) School in Alderwasley, Derbyshire, United KingdomAlderwasley Hall Sixth FormLocationAlderwasley, Derbyshire, DE4 4BNUnit...
Filippine (dettagli) (dettagli) (TL) Maka-Diyos, Makatao, Makakalikasan at Makabansa (EN) For God, People, Nature and Country (ES) Por Dios, el Pueblo, la naturaleza y el país (IT) Per Dio, il Popolo, la Natura e la Patria Filippine - Localizzazione Dati amministrativiNome completoRepubblica delle Filippine Nome ufficiale(TL) Repúbliká ng Pilipinas(EN) Republic of the Philippines(ES) República de Filipinas Lingue ufficialifilippino e inglese Altre linguetagalog, spagnolo, arabo, cinese (r...
Television series For the book series, see Animorphs. This article needs additional citations for verification. Please help improve this article by adding citations to reliable sources. Unsourced material may be challenged and removed.Find sources: Animorphs TV series – news · newspapers · books · scholar · JSTOR (September 2014) (Learn how and when to remove this message) AnimorphsGenre Science fantasy Teen drama Suspense Created byK. A. Applegat...
This article is about the Indiana city. For the adjacent Ohio village, see Union City, Ohio. For other places called Union City, see Union City (disambiguation). City in Indiana, United StatesUnion City, IndianaCityUnion City water tower and skyline FlagLocation of Union City in Randolph County, Indiana.Coordinates: 40°11′58″N 84°49′14″W / 40.19944°N 84.82056°W / 40.19944; -84.82056CountryUnited StatesStateIndianaCountyRandolphTownshipWayneGovernment �...