Le podestà de Florence« s'engage, selon les statuts de l'université […], à fournir deux cadavres par an aux étudiants en médecine[2] ».
Régnault Fréron (fl. -) est nommé Premier médecin du roi Charles VI ; il sera chassé de la cour en 1395 pour n'avoir pu contrôler un nouvel accès de folie de son patient[3].
Jean de Tournemire (-apr. ), professeur à Montpellier, médecin de Grégoire XI, « découvre que sa fille Marguerite, âgée de dix-huit ans, est atteinte d'un cancer du sein dont il fourni[ra, en ,] une description clinique détaillée lors du procès en canonisation du bienheureux Pierre de Luxembourg[4] ».
« En 1387, il semble peu probable qu'il y ait plus de vingt docteurs en médecine en Angleterre[6]. »
Fondations
Fondation à Bruges, par Louis Schuwinck et son épouse, d'un hospice « institué pour de pauvres orfèvres, hommes ou femmes[7] ».
Fondation par Ser Jacobus de Sorgo, à Dubrovnik, alors capitale de la république de Raguse, d'un hôpital Saint-Jacques, dit de puteis parce que situé près des puits[8].
Bonsenhor Salomon, médecin juif de Narbonne, traduit du latin en hébreu le Lilium medicine de Bernard de Gordon[12].
Personnalités
Fl. Blaise de Forlivio, « médecin italien de la cour pontificale d'Avignon, qui donn[e] ses soins au cardinal Pierre de Luxembourg, dans sa dernière maladie[13] ».
Fl. Gilles Husseneti, « maître ès arts et écolier en médecine en quatrième année d'audition à l'université de Paris[13] ».
-1387 : fl. Aubry de Pratellis, docteur en médecine à Paris[13].
Pierre Pansier, « La Médecine au temps des papes : Une erreur de diagnostic en 1387 », Cahiers de pratique médico-chirurgicale, no 3, , p. 3-9 (présentation en ligne).
Références
↑Zina Weygand, Vivre sans voir : Les Aveugles dans la société française du Moyen Âge au siècle de Louis Braille, Créaphis éditions, , 378 p. (lire en ligne), p. 33.
↑Rafael Mandressi, Le Regard de l'anatomiste : Dissections et invention du corps en Occident, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'Univers historique », , 338 p. (ISBN978-2-02-100865-4, lire en ligne), chap. I : « Le Pape, le Chirurgien, la Chair et le Sang ».
↑ a et bLaurie Baveye Kouidrat et Bertrand Schnerb (dir.), Exercer la médecine en milieu princier au XVe siècle : L'Exemple de la cour de Bourgogne (1363-1482) (thèse de doctorat en histoire soutenue le 27 mars 2015 à l'université Charles-de-Gaulle), Lille, HAL archives ouvertes, (lire en ligne), « Régnault Fréron », p. 103 et « Gervais Le Conte », p. 138.
↑(it) Georges Minois (trad. Vito Carrasi), Il prete e il medico : Fra religione, scienza e coscienza [« Le Prêtre et le Médecin : Des saints guérisseurs à la bioéthique »], Bari, edizioni Dedalo, (lire en ligne), p. 66.
↑(en) Huling E. Ussery, Chaucer's Physician : Medicine and Literature in Fourteenth-Century England, New Orleans, Tulane University, coll. « Studies in English » (no 19), , 158 p., p. 91.
↑(en) William Snell (allocution prononcée pour la première fois à la 9eGeneral Conference on Medievalism à Montana en octobre 1994), « 'Parfit praktisour' or Quack ? : Chaucer's Physician and the Literary Image of Doctors After the Black Death » [« Un “parfait praticien” ou un charlatan ? : Le Médecin de Chaucer et l'Image littéraire du docteur après la Peste noire »], Bulletin de l'université Keio Hiyoshi. Lettres anglaises et américaines, no 37, , p. 127 (lire en ligne), d'après Huling Ussery[5].
↑Justin de Viry, Mémoire statistique du département de la Lys, adressé au ministre de l'Intérieur, d'après ses instructions, Paris, Imprimerie impériale, , 180 p. (lire en ligne), p. 96-97.
↑(en) Tatjana Buklijaš et Irena Benyovsky, « Domus Christi in Late-Medieval Dubrovnik : A Therapy for the Body and Soul », Dubrovnik Annals, no 8, , p. 86-87 (lire en ligne).
↑Giuseppe Chiesi (trad. Denyse Wettstein), « Ravecchia », dans Dictionnaire historique de la Suisse, (lire en ligne).
↑Lucien Ariès, « Le Lauragais sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle », Couleur Lauragais, no 124, (lire en ligne).
↑Patrice Foissac, « Les Chemins de Saint-Jacques dans le Lot au Moyen Âge », Regards sur le parc : Bulletin du Conseil scientifique du parc naturel régional des Causses du Quercy, no 18, (lire en ligne).
↑Jacqueline Caille, « Recherches sur les professions médicales à Narbonne du XIIe au XVe siècle (médecins, chirurgiens, barbiers, apothicaires) », Acta historica et archaeologica mediaevalia, no 26, , p. 231-232 (lire en ligne).
↑ abcde et fErnest Wickersheimer et Guy Beaujouan (éd.), Dictionnaire biographique des médecins en France au Moyen Âge, vol. 1, Genève, Droz, coll. « Hautes études médiévales et modernes » (no 34/1), (1re éd. 1936) (ISBN978-2-600-04664-0, lire en ligne), « Blaise de Forlivio », p. 86, « Gilles Husseneti », p. 198, « Aubry de Pratellis », p. 55, « Abraham », p. 2, « Georges de Castro », p. 181, « Barthélemy Ohes », p. 62, « Jean Du Martroy », p. 394.
↑« Gaetanus de Thienis (1387-1465?) » (BNF13482321).
↑Alfred-Ernest Gautier, « Notice sur Christine de Pisan », dans Joseph-François Michaud (éd.) et Jean-Joseph-François Poujoulat (éd.), Nouvelle collection des mémoires pour servir à l'histoire de France, depuis le XIIIe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, vol. 1 : Geoffroy de Ville-Hardouin, Henri de Valenciennes [etc.], Paris, chez l'éditeur du Commentaire analytique du Code civil, , 637 p. (lire en ligne), p. 583 et suiv.