On attribue la construction du pont Saint-Antoine au duc de Bretagne François II quand il prit possession de la seigneurie de Clisson.
L'utilisation de ce pont et de son voisin, le pont de la Vallée, était soumise à un péage, selon ce tarif en 1741 :
par charette chargée, 4 deniers,
par cheval chargé, 2 deniers,
par couple de bœufs, 4 deniers,
par cheval mené aux foires pour vendre, 2 deniers,
par douzaine de moutons, 4 deniers.
Ce tarif est doublé pour les bestiaux et bestes chevalines menés les jours de foire à Clisson.
En 1750, le prince de Soubise, héritier de ces droits, demande d'être dispensé de l'obligation d'entretenir le pont. Ce qu'il obtient après renoncement à ses droits de propriété sur le pont. En 1770, l'entretien du pont est pris en charge par la Province. Une crue emporte les parapets du pont en 1771. Les effets de la crue ont été amplifiés par les diverses constructions qui empiètent sur le lit de la rivière malgré l'interdiction faite par arrêt du Conseil du Roi le . Mais en 1773, un procès-verbal de visite mentionne qu'on ne sait toujours pas quelle juridiction est compétente pour faire appliquer l'arrêt de 1746.