Julius Reichelt est né le [1] ou le [2] 1637, dans la ville impériale libre de Strasbourg ; il est le fils d’un couturier du même nom et de Maria Jacobea Brixel[1]. Le , il entre en classe de septième au Gymnase, puis poursuit ses études à l’université. Le il se porte candidat à la maîtrise et au doctorat en philosophie et soutient le une dissertation intitulée Astronomia Hebraeorum, « astronomie des Hébreux »[1].
Ayant obtenu en 1666 un financement de la ville de Strasbourg, Julius Reichelt se rend en Allemagne, en Hollande et au Danemark afin d’approfondir ses compétences, et notamment d’apprendre à construire des fortifications, ce qui lui permet également de rencontrer un grand nombre de scientifiques comme Johan Hudde, Adam Olearius ou Henrik Ruse[3]. À son retour à Strasbourg en 1667, il obtient la chaire de mathématique de l’université, qui était en déshérence depuis près de quarante ans. Au cours de sa carrière universitaire il fut seize fois doyen de la Faculté de philosophie et trois fois recteur de l’université[4].
Le passage d’une comète en mars 1672 l’incite à proposer dès le mois de mai de la même année la création d’un observatoire, qui serait situé sur une tour dans les environs du quartier de Sainte-Élisabeth. Plusieurs tours des fortifications sont envisagées, mais le choix se porte finalement sur celle de la porte de l’hôpital[5].
En 2009, quarante publications de Julius Reichelt ont été identifiées, dont la publication s’échelonne de 1660 à 1707[5]. Parmi celles-ci, on trouve notamment:
Baltasar Scheidius et Julius Reichelt : Astronomia Hebraeorum inprimis autem biblica, 1660
Julius Reichelt et Michael Schuster : Dissertatio geographica de Terra Australi, 1669
Julius Reichelt et Johann Christoph Wegelin : Dissertatio mathematica de musica, 1672
Julius Reichelt et Johann David Büttner : De amuletis, 1673
Julius Reichelt : Julii Reichelti exercitatio, de amuletis, 1676
Julius Reichelt et Johann Friedrich Scheid : Disputatio optica de parelio., 1678
Julius Reichelt et Jacob Honold : Diss. astron. de cometis, et speciatim eo, qui mense Novembri anni 1680 apparuit, 1682
Julius Reichelt : Elementa astronomica et geographica, in usum Gymnasii Argentoratensis conscripta, 1688 : manuel d’astronomie pour le Gymnase, qui resta en usage jusqu’en 1738[6].
Jacob Wolff et Julius Reichelt : Curiosus amuletorum scrutator, in quo de natura & attributis illorum, uti & plurimis illis, quae passim in usum tam in theoria quam praxi vocari sueverunt ac in specie de Zenechtis... cui accessit Julii Reichelti exercitatio DE AMULETIS..., 1690 (première édition), 1692 (seconde édition)
Julius Reichelt : Elementa astronomica et geographica, 1689
Julius Reichelt et Friedrich Paul Hofmann : Diss. math. de delineatione architecturae militaris, 1700
(de) Peter H. Meurer : "Die Deutschland-Karte des Strassburger Mathematikers Julius Reichelt (etwa 1680)", Speculum Orbis, volume 2 (1986), pp. 97-102.
(en) Anna Marie Roos : "‘Magic coins’ and ‘magic squares’: the discovery of astrological sigils in the Oldenburg Letters", Notes Rec. R. Soc., 20 September 2008, vol. 62, no. 3, 271-288 [7]
(en) The correspondence of Henry Oldenburg, 1986
Encyclopédie de l'Alsace, 1986, volume 10, page 6295
André Heck (Astronome à l'Observatoire astronomique de Strasbourg) et Jean-Pierre Beck, « La Tour de l'Hôpital de Strasbourg : un observatoire astronomique ? », Cahiers alsaciens d'archéologie, d'art et d'histoire, Strasbourg, Société pour la Conservation des Monuments Historiques d'Alsace, vol. 52, no LII, , p. 129-138 (lire en ligne)
Jean-Marie Le Minor, « Julius Reichelt (1637-1719), mathématicien, astronome, et cartographe strasbourgeois, fondateur du premier observatoire astronomique de Strasbourg (1673) », Annuaire de la Société des amis du Vieux Strasbourg, Strasbourg, no 34, , p. 53-72 (lire en ligne, consulté le )