On regroupe sous la dénomination de pays de l'Adour landais les pays du sud du département français des Landes (40) qui se distinguent des Landes de Gascogne proprement dit, par le paysage et l'économie qui en découle.
Présentation
Ces pays sont basés sur les plissements pré-pyrénéens déterminant le cours inférieur de l'Adour. Ils sont fortement vallonnés et disposent de petites plaines fertiles. Les pays de l'Adour landais sont :
La ville de Peyrehorade, dont le canton forme le pays d'Orthe, est le lieu de confluence des gaves de Pau et d'Oloron) en Gaves réunis, dont la confluence avec l'Adour se situe à la limite sud-ouest de la Chalosse.
Les Petites-Landes (où se situe Mont-de-Marsan, préfecture du département des Landes) sont aussi riveraines de l'Adour, par leur côté sud, face à la Chalosse (lieu de la sous-préfecture Dax) et au Tursan. Dax et Mont-de-Marsan sont les deux principales villes des pays de l'Adour landais, et des Landes.
Les Petites Landes sont traversées par les rivières Midou et Douze qui se joignent à Mont-de-Marsan et y forment la Midouze, elle-même affluent direct (en rive droite) de l'Adour peu après Tartas ; la confluence marque l’extrémité sud-ouest des Petits Landes[1].
La gestion des cours d'eau, ici le cours landais de l'Adour et certains affluents, revient de plus en plus aux collectivités territoriales et intercommunalités : regroupées en syndicats de rivières (à vocation
unique ou multiple), elles se substituent aux riverains et ont pris en charge les travaux sur les cours d'eau non domaniaux. Le syndicat de rivières peut être compétent géographiquement sur un bassin versant, une vallée ou une partie importante de celle-ci. L'objet est de mener les actions concernant la gestion d'un cours d’eau et de ses affluents (assainissement, restauration des milieux, entretien, mise en valeur de sentiers de randonnée, …).
Le Syndicat mixte du Moyen Adour landais (SIMAL) a publié comme maitre d'ouvrage, en 2016, un état des lieux des cours d'eau du bassin versant de l'Adour Landais[4].
Dans le domaine des loisirs, le SIMAL a initié l'aménagement sur 130 km d'un « Sentier de l'Adour » (sentiers et anciens chemins de halage) le long des rives de l'Adour, entre Dax (à l'ouest) et Aire-sur-l'Adour (à l'est des Landes)[5].
Parmi les mots locaux utiles à connaître, citons :
barthe (fém.) : « plaine alluviale inondable le long des cours d'eau » ; le dictionnaire[6] de Vincent Foix ajoute que sont plus particulièrement appelés "bartes ou barthes les terrains qui longent l'Adour dans le pays de Gosse". Ce sens de terre inondable pour barthe est propre aux pays de l'Adour landais, en amont comme en aval de Dax[7].
boucau = « embouchure » (et bouque = « bouche ») en gascon landais (dictionnaire de Vincent Foix)[6]
Notes et références
↑ a et bFrédéric Zégierman, Le guide des Pays de France Sud, Fayard,
↑« Historique », sur Syndicat Adour Midouze (consulté le )
↑« Territoire », sur Syndicat Adour Midouze (consulté le )
↑Élodie Badets et Emmanuelle Pédezert, « Tous les sentiers mèneront à l'Adour », Sud Ouest, (lire en ligne, consulté le )
↑ a et bVincent Foix, Dictionnaire Gascon-Francais (Landes) : Suivi de son lexique Français-Gascon et d'éléments d'un Thesaurus Gascon, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, , 817 p. (ISBN2-86781-302-6)