Max Roeder
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Max Roeder (1866-1947) est un artiste peintre et un graveur allemand qui a passé la majeure partie de sa vie à Rome.
Biographie
Né le 29 août 1866 à Gladbach (royaume de Prusse), Max Roeder (ou Röder) est le fils d'un marchand de textile. Le jeune Max commence sa vie professionnel comme apprenti pour Carl Brandts (1833-1913), négociant et industriel, tout en prenant, au début des années 1880 des cours particuliers auprès du peintre Paul Nauen pendant deux ans.
À partir d'octobre 1888, Roeder s'installe à Rome, après avoir voyagé à travers l'Italie depuis 1886. Son atelier et son appartement se situent au 51-A via Margutta, un quartier du centre historique de Rome fréquenté par les artistes, les marchands d'art et les touristes[1].
Au début des années 1900, il se forge une excellente réputation pour sa peinture, principalement associée en Italie à l'œuvre d'Arnold Böcklin. En 1910, il expose pour la première fois à la Biennale de Venise.
Le 20 juillet 1913, il est élu à l'Académie de Saint-Luc, succédant à Othmar Brioschi, et devient membre et professeur. Le roi Victor-Emmanuel III lui fait l'honneur d'acquérir plusieurs de ses œuvres[2].
Durant la Première Guerre mondiale, il retourne temporairement en Allemagne. Après la guerre, il revient à Rome, et l'Académie de Saint-Luc lui attribue un atelier au 155, via del Babuino[3]. Roeder représente l'Allemagne à l'Institut Pio Catel, il y enseigne également. Ferruccio Ferrazzi devient l'un de ses élèves.
Aux côtés de personnalités telles que Sigmund Lipinsky, Adolf Hirémy-Hirschl, Carlo Alberto Petrucci, Settimio Bocconi, Edoardo Del Neri, Vittorio Grassi, Umberto Prencipe et Dante Ricci, Roeder se distingue en tant que membre du Gruppo Romano Incisori Artisti fondé en 1921 par Federico Hermanin.
Dans les années 1920, Roeder conçut les stalles du chœur et la chaire de l'église allemande de Rome, Santa Maria dell'Anima. Elles y furent installées entre 1925 et 1927[4].
Il meurt en 1947 à Rome. Sa tombe se trouve au Campo Santo Teutonico[5].
Œuvre
Roeder, qui, à l'instar de son ami romain le plus proche, l'archéologue Walter Amelung, resta célibataire toute sa vie, est considéré comme un représentant de la peinture de paysage classique, influencée par le colorisme et l'impressionnisme, et conçue avec une grande poésie. Il savait insuffler à ses paysages une atmosphère héroïque, romantique et symboliste. Il privilégiait la réalisation de vues de villas à Rome et dans les monts Albains. Certains paysages étaient librement composés d'après des modèles italiens, d'autres – comme une vue de l'Etna depuis Augusta – étaient fidèlement reproduits d'après nature. Pour la salle de réunion du lycée de Mönchengladbach, il créa des fresques représentant l'Acropole d'Athènes et le Forum romain dès 1908[6].
Roeder entreprit également des voyages d'études en Grèce et en Afrique du Nord.
Un certain nombre de ses eaux-fortes ont été publiées dans le magazine d'art Zeitschrift für bildende Kunst (Leipzig, E. A. Seemann)[7].
Le Museum Abteiberg de Mönchengladbach possède un buste en bronze figurant Roeder, attribué à Braco Dimitrijević[8].
Galerie
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Parklandschaft mit Nymphaeum, huile sur toile, 1892.
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Heiliger Hain, eau-forte, 1900.
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Vue de la Villa Falconieri, huile sur toile, 1907.
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Quelle, eau-forte, 1908.
Notes et références
- (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Max Roeder » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (it) Annuario d’Italia, Calendario generale del Regno, Rome, Bontempelli, 1896, p. 1755.
- ↑ (de) Friedrich Noack, Das Deutschtum in Rom seit dem Ausgang des Mittelalters, Stuttgart, Deutsche Verlagsanstalt, 1927, vol. 1, p. 610, 767 ; vol. 2, p. 492.
- ↑ (de) Ludwig Pollak, Römische Memoiren. Künstler, Kunstliebhaber und Gelehrte, 1893–1943, édité par Margarete Merkel Guldan, Rome, Bretschneider, 1994, p. 85.
- ↑ (de) Walther Buchowiecki, Handbuch der Kirchen Roms. Der römische Sakralbau in Geschichte und Kunst von der altchristlichen Zeit bis zur Gegenwart, vol. 2 : « Die Kirchen innerhalb der Mauern Roms », Vienne, Hollinek, 1970, p. 412.
- ↑ (de) Erwin Gatz, Albrecht Weiland, Ursula Verena Fischer Pace, Andreas Tönnesmann, Der Campo Santo Teutonico in Rom. Römische Quartalschrift für christliche Altertumskunde und Kirchengeschichte, Supplément, vol. 43, Herder, 1988, p. 172.
- ↑ (de) Max Siebourg, Akropolis und Forum Romanum. Wandgemälde in der Aula des Gymnasiums zu M. Gladbach von M. Roeder in Rom, Mönchengladbach, F. Kerlé, 1908.
- ↑ (de) Federico Hermanin, « Max Roeder », in: Zeitschrift für bildende Kunst, vol. 47, 1912, p. 309.
- ↑ (de) Hannelore Kersting, Kunst der Gegenwart, 1960 bis 2007, Mönchengladbach, Städtisches Museum Abteiberg Mönchengladbach / Städtisches Museum Abteiberg, 2007, p. 90.
Liens externes
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
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