Drui
Présentation générale
Le drui est une danse intermédiaire qui se pratique dans la tribu de Drueulu, à Lifou. Elle est structurée en deux genres de danses imitatives où les danseurs forment un carré et sont distants entre eux d'environ 1,5 m. Dans la première partie, elle est catégorisée comme une danse avec des gestes synchronisés, qui peut représenter et mimer les activités de la vie des hommes avant ou après les premiers contacts[1]. Elle contient souvent des exercices physiques pour l'attaque ou la défense, des gestes de la chasse, de la pêche, des étapes de construction de la case, la coupe du bois et la culture de l'igname[2]. Lorsqu'elle est dansée par des hommes, les mouvements sont musclés et vigoureux, tandis que les femmes vont effectuer les mêmes gestes, d'une façon plus douce et délicate. L'esthétique de cette danse est fondée sur la synchronisation parfaite des gestes d'ensemble et sur leur relation à la musique, avec des instruments frappés, des sifflements, des cris ou des chuintements. Dans une seconde partie, elle est catégorisée comme une danse théâtrale, avec une mise en scène d'évènement qui peuvent concerner l'origine ou les mythes du groupe auquel appartiennent les danseurs[1].
L'accompagnement musical
Dans le patrimoine musical kanak, les instruments de musique se composent d’aérophones (l’élément vibratoire est l’air) et d’idiophones (le son est produit par la matière même de l’instrument). Les idiophones sont les instruments les plus connus et les plus joués par les Kanak aujourd’hui. Le bambou pilonnant est reconnu comme un instrument typique pour accompagner les danses telles que le drui. La danse a son propre rythme, qui est proche de ceux de la Grande Terre. Les apparats que les danseurs portent ou tiennent en main produisent, au gré de leurs mouvements, un bruissement rythmé. Pendant la danse, les danseurs sifflent ou chuintent[1].
Les apparats traditionnels des danseurs
La jupe de danse
Les danseurs fabriquent leurs jupes de danse (en drehu : iut) à partir de feuille de pandanus. Elles sont trempées dans de l’eau bouillante et ensuite les piquants des bords sont enlevés. Pour les faire blanchir, les feuilles sont laissées à l’air libre pendant trois à quatre jours. Puis la partie haute de la lanière est passée autour d’un corde mince. La partie basse et laissée suspendue[1]. Ce iut est porté par les hommes, les femmes quant à elles entoure la cordelette plusieurs fois la taille de la danseuse.
Notes et références
- Raymond Ammann, Les danses kanak, Nouvelle-Calédonie, Agence de Développement de la Culture Kanak, , 72 p. (ISBN 2-909407-67-5), p. 18-22
- ↑ Nathalie Cartacheff, Danses et concept en Océanie, Paris, Harmattan, (ISBN 978-2-343-07320-0)
Content Disclaimer
Informasi ini disarikan dari Wikipedia dan disajikan kembali untuk tujuan edukasi. Konten tersedia di bawah lisensi CC BY-SA 3.0. Kami tidak bertanggung jawab atas ketidakakuratan data yang bersumber dari kontribusi publik tersebut.
- The information displayed on this website is sourced in part or in whole from Wikipedia and has been adapted for the purpose of restating it. We strive to provide accurate and relevant information, however:
- There is no guarantee of absolute accuracy. Wikipedia is an open, collaborative project that can be edited by anyone, so information is subject to change.
- It is not intended to constitute professional advice. The content displayed is for informational and educational purposes only. For important decisions (e.g., medical, legal, or financial), please consult a professional.
- Content copyright. Wikipedia is licensed under the Creative Commons Attribution-ShareAlike License (CC BY-SA). This means that content may be reused with appropriate attribution and shared under a similar license.
- Responsible use. Any risk arising from the use of information from this website is entirely the responsibility of the user.
