Le Centre de documentation des violations en Syrie (en arabe : مركز توثيق الانتهاكات في سوريا ; en anglais : Violation Documentation Center in Syria, abrégé VDC) est une ONGsyrienne de défense des droits de l'homme[1].
Histoire
Le Centre de documentation des violations en Syrie est fondé en juin 2011, lors de la révolution syrienne, qui deviendra la guerre civile syrienne[2].
Au cours du conflit, l'organisation documente et tient le décompte des morts et des exactions commises par les belligérants[3].
Menacé par le régime, le groupe établit ses bureaux à Douma, dans la Ghouta orientale, mais il est ponctuellement la cible de frappes aériennes du régime syrien et d'intimidation de la part des rebelles salafistes de Jaych al-Islam, hostiles aux voix dissidentes[3]. En 2013, la militante des droits de l'homme, Razan Zaitouneh, cofondatrice du Centre, et trois de ses collègues — son mari Wael Hamada, Samira al-Khalil et Nazem al-Hamadi — sont enlevés par des hommes suspectés d'être des membres de Jaych al-Islam et sont depuis portés disparus[3],[4].
Dès la semaine suivante, leurs collègues ouvrent de nouveau le bureau, « nous voulions envoyer le message que nous ne nous rendrions jamais. Ils ne réfrèneront jamais notre détermination » affirme Osama Nassar, militant des droits humains[5]. Le VDC continue de documenter et compiler des informations dans une base de données qui détaille l'identité des victimes et disparus, causes des décès, témoignages et éléments de preuves de crimes[6].
En janvier 2020, Majdi Naameh, un ancien cadre de Jaych al-Islam, suspecté d'être impliqué dans leur enlèvement et leur disparition forcée est arrêté en France[7].
↑(en-GB) Daniel Boffey, « From kidnap to torture, the database rigorously logging every Syrian atrocity », The Guardian, (ISSN0261-3077, lire en ligne, consulté le )