Sa numérotation est probablement erronée ; en fait, cette symphonie est contemporaine des symphonies nos 21 et 22, antérieures à 1773, alors que le compositeur n'avait que seize ans.
Méconnue, méprisée par les musicologues comme toutes les autres symphonies dites « salzbourgeoises » du fait de son caractère galant que l'on pourrait qualifier de « transparent », la Symphonie no 28 est en réalité une œuvre très précoce, à l'instar des symphonies nos25 et 29.
Allegro con spirito, à , en do majeur, 173 mesures, deux sections répétées deux fois (mesures 1 à 67, mesures 68 à 165)
Andante, à , en fa majeur, 91 mesures, deux sections répétées deux fois (mesures 1 à 36, mesures 37 à 85), les cordes jouent en sourdine
Menuet et Trio, à , en do majeur (Trio en fa majeur), 42 + 20 mesures
Presto, à , en do majeur, 190 mesures, deux sections répétées deux fois (mesures 1 à 70, mesures 71 à 171)
Durée : environ 26 minutes
Le premier mouvement étonne surtout par le caractère martial de son rigoureux motif d'introduction.
Mais les thèmes qui sont ensuite développés dans cette œuvre en ut caractéristique de sa tonalité sont très marqués par la recherche de l'harmonie et de la grâce, apaisant ainsi les arpèges « militaires » qui forment la trame de l'Allegro.
L'originalité du premier mouvement qui échappe un peu au « style galant », ne se retrouve que dans le finale où les airs de fanfare reprennent toute leur vigueur, comme une prémonition très lointaine à la Symphonie no 41, KV. 551, dite « Jupiter ».