Samuel Mack-Kit

Samuel Mack-Kit
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
(à 71 ans)
Douala
Nationalité
camerounaise
Activité
Autres informations
Parti politique
Position

Samuel Mack-Kit, né le et mort le à Douala, est un médecin, cancérologue et homme politique camerounais.

Militant de l’Union des populations du Cameroun (UPC) pendant la clandestinité du parti, il exerce plusieurs fonctions au sein de cette organisation avant de diriger le courant appelé « UPC des fidèles ». Sa candidature à l’élection présidentielle de 2004 est rejetée par la Cour suprême du Cameroun.

Biographie

Enfance et formation

Samuel Mack-Kit effectue ses études primaires à la mission protestante française de Bonabéké, près de Yabassi. Après l’obtention du certificat d’études primaires en 1953, il étudie au collège Alfred-Saker de Deïdo, à l’Institut des missions évangéliques de Libamba puis au lycée Joss de Douala, où il obtient le baccalauréat en 1961[1].

Il part en France en octobre 1961 pour étudier la médecine. Après un parcours universitaire à Toulouse, Paris, Lausanne, Rennes et Nantes, il obtient un doctorat d’État en médecine à l’université de Rennes en 1981. Il complète sa formation par un diplôme de médecine des catastrophes et de santé dans le monde à l’université de Tours en 1982, puis par un certificat d’études spéciales de cancérologie clinique à l’université Paris-VII en 1985[1].

Il obtient aussi des diplômes universitaires en histoire et en sociologie[1].

Parcours

Professioinnel

En France, Samuel Mack-Kit enseigne l’anatomie et la physiologie humaines dans des établissements de formation sociale et paramédicale. Il travaille dans les services d’oncologie des hôpitaux Louis-Mourier de Colombes, de Lagny-sur-Marne et d’Argenteuil, avant d’ouvrir un cabinet de médecine générale dans le 20e arrondissement de Paris[1].

Après son retour au Cameroun, il exerce à partir de mars 1992 dans plusieurs établissements de santé de Douala, dont la clinique Louis-Pasteur, la polyclinique Joseph-Sack et la polyclinique de Bonanjo[1]. Il participe aux activités du Comité national de lutte contre le cancer et intervient sur le dépistage et le traitement des maladies cancéreuses[2].

Durant ses études en Europe, il préside l’Association chrétienne des étudiants africains protestants en 1966. Il exerce ensuite plusieurs responsabilités au sein de l’Union nationale des étudiants du Kamerun, dont la présidence en 1973 et la direction du journal L’Étudiant du Kamerun en 1974[1].

Il participe à la création d’organisations étudiantes camerounaises et africaines en Suisse, puis fonde en France l’Association des médecins d’Afrique en 1988. Au Cameroun, il contribue à la création de l’Association camerounaise pour la promotion de la santé et de Solidarité pour la promotion des droits de l’homme et des peuples[1].

Politique

Samuel Mack-Kit rejoint clandestinement l’Union des populations du Cameroun au début des années 1970, alors qu’il poursuit ses études en Europe[3].

En 1974, il devient secrétaire administratif chargé des finances du Comité révolutionnaire de l’UPC. Élu au comité central du parti en 1982, puis réélu en 1984, il reste chargé des finances jusqu’en 1991[1].

Exilé politique en France, il rentre au Cameroun en 1991 après l’adoption d’une loi d’amnistie relative aux infractions politiques. Il participe au congrès de l’UPC organisé en décembre 1991 à Bamougoum, près de Bafoussam, et intègre le comité directeur du parti[1],[4].

Il est secrétaire national à la coordination administrative de 1991 à 1995, puis secrétaire à l’organisation et à la coordination administrative de l’UPC-Manidem entre 1995 et 1996. Il devient ensuite trésorier général de l’UPC et porte-parole du parti entre 2000 et 2003[1].

À la suite des divisions internes du parti, Samuel Mack-Kit prend la direction du courant appelé « UPC des fidèles ». Cette faction affirme conserver la ligne politique historique de l’UPC et refuse les alliances conclues par d’autres responsables avec le gouvernement de Paul Biya[5].

Il dirige ce courant jusqu’en 2011, année où Alexis Ndema Same lui succède[6],[7].

Élection présidentielle de 2004

En mai 2003, l’UPC des fidèles choisit Samuel Mack-Kit comme candidat à l’élection présidentielle de 2004[1]. Il réclame la création d’une commission électorale indépendante, la révision des listes électorales, la sécurisation des cartes d’électeur et un accès équitable aux médias publics[8].

Sa candidature est rejetée en raison d’une investiture considérée comme irrégulière et d’insuffisances dans son dossier. Son recours devant la Cour suprême n’aboutit pas[5].

En 2007, il publie dans la revue Recherches internationales un texte consacré aux élections camerounaises, dans lequel il défend la création d’institutions électorales indépendantes[9].

Dernières années et mort

En 2008, Samuel Mack-Kit s’oppose à la modification de la Constitution destinée à supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels[10].

Il meurt le à Douala, à l’âge de 71 ans[3].

Publication

  • Samuel Mack-Kit, « Les élections au Cameroun », Recherches internationales, no 80,‎ , p. 23-36 (DOI 10.3406/rint.2007.1060)

Notes et références

  1. a b c d e f g h i j et k Union des populations du Cameroun, « Curriculum vitae détaillé du docteur Samuel Mack-Kit » [PDF], (consulté le )
  2. Dippah Kayessé, « Dr Samuel Mack Kit : les causes du cancer du sang demeurent inconnues », sur Santé tropicale, Mutations, (consulté le )
  3. a et b « Samuel Mack-Kit est mort », Cameroon Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. « Cameroun : les UPC et la problématique de rassemblement », sur Afriques en lutte, (consulté le )
  5. a et b Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, « Cameroun : l’Union des populations du Cameroun, ses factions et le traitement réservé à ses membres », sur Gouvernement du Canada, (consulté le )
  6. Aristide Ekambi, « UPC : Alexis Ndema Same remplace Samuel Mack-Kit », Mutations,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, « Cameroun : l’Union des populations du Cameroun, sa structure, son importance politique et le traitement réservé à ses membres », sur ecoi.net, (consulté le )
  8. « Présidentielle 2004 : les six préalables de Mack-Kit », Mutations,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. Samuel Mack-Kit, « Les élections au Cameroun », Recherches internationales, no 80,‎ , p. 23-36 (DOI 10.3406/rint.2007.1060, lire en ligne, consulté le )
  10. « Révision de la Constitution : l’UPC refuse « l’imposture » », Mutations,‎ (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Content Disclaimer

Informasi ini disarikan dari Wikipedia dan disajikan kembali untuk tujuan edukasi. Konten tersedia di bawah lisensi CC BY-SA 3.0. Kami tidak bertanggung jawab atas ketidakakuratan data yang bersumber dari kontribusi publik tersebut.

  1. The information displayed on this website is sourced in part or in whole from Wikipedia and has been adapted for the purpose of restating it. We strive to provide accurate and relevant information, however:
  2. There is no guarantee of absolute accuracy. Wikipedia is an open, collaborative project that can be edited by anyone, so information is subject to change.
  3. It is not intended to constitute professional advice. The content displayed is for informational and educational purposes only. For important decisions (e.g., medical, legal, or financial), please consult a professional.
  4. Content copyright. Wikipedia is licensed under the Creative Commons Attribution-ShareAlike License (CC BY-SA). This means that content may be reused with appropriate attribution and shared under a similar license.
  5. Responsible use. Any risk arising from the use of information from this website is entirely the responsibility of the user.