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Pierre Abattucci est né le à Molenbeek-Saint-Jean[1],[2]. Il est le fils de Jacques Abattucci[3], confiseur à Molenbeek-Saint-Jean, et de son épouse Pétronille Senders. Il épouse à Molenbeek-Saint-Jean[4] en 1902 Catherine Louise De Mesmaeker (1885 - 1956)[5].
Le nom s'écrit généralement Abattucci, avec deux "t" mais l'on trouve parfois aussi la graphie Abatucci avec un seul "t". Son acte de naissance est écrit avec un seul "b" et deux "t".
Il fit ses études artistiques à l'École des Arts Décoratifs de Molenbeek-Saint-Jean et ensuite de 1892 à 1897 à l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, où il fut élève de Jean-François Portaels et de Joseph Stallaert. Il fut ensuite nommé professeur de dessin à l'École des Arts décoratifs, là même où il avait commencé son parcours artistique, et fit ensuite un long voyage en Italie[6].
Pierre Abattucci fit ses débuts en tant qu'artiste dans un Salon du cercle L'Art Libre et fut durant toute sa vie régulièrement exposant aux Salons bruxellois de la Société royale des Beaux-Arts et du Cercle Artistique et Littéraire.
Il est mort à Ixelles en 1942, et il repose[7] aux côtés de son épouse, au cimetière d'Ixelles.
Œuvres
Outre les portraits, Pierre Abattucci avait une préférence pour les paysages et les coins pittoresques des vieilles villes. Ses paysages semblent toujours idéalisés et rêveurs. Il montre une attention particulière pour le rendu des atmosphères particulières des levers du jour ou couchers du soleil. Abattucci aimait également les paysages de Venise et Saint-Raphaël.
Un aperçu de ses œuvres (avec mention de l'année ou de l'exposition) :
Pierre Abattucci était membre de la Société des aquafortistes Belges et publia des gravures dans les albums édités par cette association. Il réalisa également des ex-libris, entre autres une pour Sander Pierron.
↑Molenbeek-Saint-Jean, acte de naissance no 468 du 22 mai 1871, de Pierre Jean Abattucci (avec un seul "b" et deux "t"), né au domicile de ses parents au no 152 de la rue (sic) de Gand avant-hier 20 mai, à une heure du matin, de Jacques Abattucci, confiseur, né à Assche, âgé de trente-cinq ans, et de son épouse Pétronille Senders, ménagère, née à Luyks-Gistel (Pays-Bas) âgée de 28 ans, mariés à Bruxelles. En présence de Pierre Jean Senders, teinturier, âgé de 22 ans, et de Henri Meeus, cabaretier, âgé de 48 ans, domiciliés en cette commune.
↑Malgré son nom, cette famille ne semble cependant pas être d'origine corse ou italienne. En effet, l’artiste-peintre Pierre Abattucci est né le 20 mai 1871 à Molenbeek-Saint-Jean et y épousa en 1902 Catherine Louise De Mesmaeker. Il est le fils de Jacques Abattucci, né en 1835 à Asse, d'abord plombier puis confiseur à Molenbeek-Saint-Jean, qui avait épousé à Bruxelles en 1863 Pétronille Senders, née en 1843 à Luyksgestel, aux Pays-Bas. Jacques Abattucci est le fils de Constant ou Constantin Abatucci (avec un seul « T »), domestique à Asse, qui y épousa en 1826 Joanna Petronella Boom, cultivatrice, née en 1800 à Asse, de parents d'Asse également. Constant Abatucci, alors cultivateur et demeurant à Ganshoren, est mort à Koekelberg au no 215 de la Montagne-aux-Anges le 24 septembre 1849 et son épouse, journalière, est morte à Ganshoren le 13 décembre 1858. Ce Constant Abatucci est un enfant abandonné qui avait été trouvé le 16 décembre 1796 à Bruxelles. Son acte de naissance à Bruxelles, du 27 frimaire de l’an V de la République française, no 651, précise que : Aujourd’hui, vingt-sept frimaire de l’an cinq de la République française à neuf heures du matin, moi, Jean François Foubert, commissaire de police de la huitième section de la commune et canton de Bruxelles, Département de la Dyle, me suis rendu à l’hospice des enfans trouvés en cette commune, où j’ai vu un enfant mâle âgé d’un jour trouvé hier à six heures et demie du soir à la porte du dit hospice vetu d’un beguin avec dentelle un bonnet de coton fond blanc et fleurs rouges, une chemise, une camisol de coton à lignes blanches et jaunes, deux locques blanches et deux mauvais morceaux d’une couverte de laine blanche de tout quoi j’ai dressé ce procès verbal pour servir ou il appartiendra. C’est ainsi que Pierre-Joseph Olbrechts, membre de l’Administration municipale de la ville de Bruxelles, a donné à l’enfant les prénom et nom de Constant Abatucci. Pourquoi ce nom ? Une hypothèse serait la suivante : Olbrechts était un ardent et enthousiaste défenseur et propagandiste du nouveau régime français en Belgique comme le montre une étude biographique parue en 2017. Il est ainsi très vraisemblable, voire probable, qu'il ait voulu donner à l'enfant trouvé un nom rappelant le souvenir du général Abbatucci qui venait de trouver une mort héroïque le 2 décembre 1796 durant le siège de Huningue.
↑Molenbeek-Saint-Jean, acte de mariage du 30 juin 1902. Pierre Jean Abattucci, né le 20 mai 1871 à Molenbeek-Saint-Jean, y résidant, artiste-peintre, est le fils de feu Jacques Abattucci, mort à Molenbeek-Saint-Jean, et de Pétronille Senders, résidant à Molenbeek-Saint-Jean, négociante. Catherine Louise De Mesmaeker, née le 11 janvier 1885 à Molenbeek-Saint-Jean, y résidant, sans profession, est la fille de feu Josse De Mesmaeker, et d'Elisabeth Buggenhout, résidant à Molenbeek-Saint-Jean, sans profession. Les témoins étaient Jean Lemmens, beau-frère du marié, 40 ans, résidant à Bruxelles, négociant, Henri Demesmaeker, frère de la mariée, 29 ans, résidant à Laeken, employé, Henri Abattucci, frère du marié, 36 ans, résidant à Bruxelles, négociant, Jacques Abattucci, frère du marié, 34 ans, résidant à Saint-Josse-ten-Noode, négociant.
Emmanuel Bénézit, « Abattucci (Pierre) », dans Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous les temps et de tous les pays, t. 1, Paris, Gründ, , 1056 p. (lire en ligne), p. 4
E. Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, (Paris), 1976 (Paris, 1999).
Le Thyrse (principalement les chroniques d'expositions entre 1900 et 1940)
Ch. Conrardy, Pierre Abatucci, dans : La Vie Artistique, 1925, p. 299.
Annuaire général des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles 1930, dl. II.
P. Bautier, Pierre Abattucci, dans : Biographie Nationale de Belgique, 30, Bruxelles, (1959), lire en ligne : [3].
P. et V. Berko, Dictionnaire des peintres belges nés entre 1750 et 1875, Bruxelles-Knokke, 1981.
W.G. Flippo, Lexikon of the Belgian Romantic Painters. Antwerpen 1981.
P. et V. Berko & N. Hostyn, Marines d'artistes belges nés entre 1750 et 1875. Bruxelles-Knokke, 1984.
Serge Goyens de Heusch, L’impressionnisme et le fauvisme en Belgique, Antwerpen-Paris, 1988.