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Michael Lipsky, né le 13 avril 1940, est un politiste américain et militant des droits civiques et sociaux. Il a notamment enseigné au MIT et participé à des programmes de la Fondation Ford. Sa contribution scientifique la plus discutée est le concept de "street-level bureaucracy" qui renouvelle les études sur le pouvoir discrétionnaire.
Biographie
Né à New York, Michael Lipsky suit des études à Oberlin College puis à l'université de Princeton, où il poursuit un doctorat terminé en 1967. Au cours de ses années étudiantes, il s'engage dans le mouvement des droits civiques et le militantisme étudiant, dans le Student Non-Violent Coordinating Committee. Il contribue notamment à l'édition du journal Mississipi Free Press, voyageant à Jackson. Il travaille en parallèle de sa thèse dans "l'école de la liberté" d'Holly Springs, comme assesseur électoral et conseiller civique[1]. Sur le plan professionnel, il entre comme consultant durant sa dernière année de thèse auprès d'Education Associates Inc., responsable d'un programme d'égalisation des opportunités professionnelles[2].
Académiquement, il mène une série de recherches sur les luttes menées par les populations vulnérables. Il se concentre notamment sur la grève des loyers engagée par les Afro-américains dans les villes du Nord des États-Unis, analysées dans sa thèse[3]. Il est ensuite recruté comme professeur assistant du département de science politique à l'université du Wisconsin-Madison, où il s'occupe de la diversification du public. Il rejoint le MIT de 1969 à 1991, avant d'intégrer le "Peace and Social Justice Program" de la Fondation Ford à New York.
Michael Lipsky montre dans ses travaux scientifiques comment l'ensemble des agents publics sont amenés à produire et inventer les politiques publiques, faute de règles standardisées et face à des demandes imprévisibles et hétérogènes du public[4]. Les politiques publiques ne sont donc jamais définitivement réglées ou mécaniques, mais dépendent du sens que leur donnent les "street-level bureaucrats"[5], dotés d'une marge de manœuvre variable selon leur service d'activité. Alors que la plupart des travaux antérieurs étudiaient spécifiquement le pouvoir discrétionnaire des hauts fonctionnaires (lorsqu'ils écrivent une loi ou adressent une note de recommandation, par exemple), Michael Lipsky invite à explorer la bureaucratie publique et les administrations sociales pour comprendre la manière dont les politiques sociales voient réellement le jour et éviter d'héroïser les acteurs situés au sommet de l'Etat.
Plus globalement, il associe trois traits spécifiques aux administrations sociales de première ligne (ouvertes aux usagers) :
La demande de la population excède toujours l'offre. Les agents sont en incapacité de recevoir toutes les personnes qui souhaiteraient être reçues et doivent soit trier parmi elles, soit limiter le temps imparti à chacune.
Les règles sont toujours ambigües et les cas complexes. Il est impossible pour un agent administratif de résoudre un problème en se fiant uniquement à ses instructions : il doit délibérer, raisonner, juger à titre personnel et trancher sans certitude.
Il y a une distance entre les objectifs proclamés d'une politique, d'une part, et les motifs qui animent au quotidien les agents chargés de la mettre en œuvre, d'autre part. Ceux-ci doivent assurer la reconduction des budgets, ont des préférences morales, rencontrent des conflits locaux, qui les amènent à se fixer des objectifs spécifiques et variables d'une administration locale à une autre.
De nos jours, ses travaux connaissent trois types de prolongement. Le premier s'intéresse aux dispositions sociales des agents publics[6] : quelle politique produisent-ils en fonction de leurs caractéristiques personnelles ? Le second questionne le renforcement ou, au contraire, l'affaiblissement du pouvoir discrétionnaire[7]. Le troisième se penche sur les techniques mobilisées par ces agents et la manière dont elles orientent leur appréciation (on ne produit pas les mêmes jugements selon qu'on manipule des classeurs à trombones ou un logiciel informatique)[8].
Publications notables
Street-level Bureaucracy: Dilemmas of the Individual in Public Services, New York, Russell Sage Foundation, 2010 (édition augmentée pour le 30e anniversaire).
avec Steven Rathgeb Smith, Nonprofits for Hire: The Welfare State in the Age of Contracting, Harvard University Press, 1993.
Street-level Bureaucracy: Dilemmas of the Individual in Public Services, New York, Russell Sage Foundation, 2010.
avec David Olson, Commission Politics: The Processing of Racial Crisis in America, New Brunswick, N.J. Transaction Books, 1977.
Protest in City Politics: Rent Strikes, Housing, and the Power of the Poor, Chicago, Rand McNally, 1970.
↑(en) R. Joseph Novogrod, « MICHAEL LIPSKY. Protest in City Politics: Rent Strikes, Housing, and the Power of the Poor. Pp. xiii, 214. Chicago: Rand McNally, 1970. $5.95 », The ANNALS of the American Academy of Political and Social Science, vol. 393, no 1, , p. 179–180 (ISSN0002-7162, DOI10.1177/000271627139300164, lire en ligne, consulté le )
↑Lipsky, M. (2010). Street-level bureaucracy : Dilemmas of the individual in public services. Russell Sage Foundation.
↑Evelyn Z. Brodkin, « Reflections on Street-Level Bureaucracy: Past, Present, and Future », Public Administration Review, vol. 72, no 6, , p. 940–949 (ISSN0033-3352, lire en ligne, consulté le )
↑Dans le cas français, voir Spire, A. (2008). Accueillir ou reconduire : Enquête sur les guichets de l’immigration. Raisons d’agir ou Dubois, V. (1999). La vie au guichet : Relation administrative et traitement de la misère. Economica.
↑Tony Evans et John Harris, « Street-Level Bureaucracy, Social Work and the (Exaggerated) Death of Discretion », The British Journal of Social Work, vol. 34, no 6, , p. 871–895 (ISSN0045-3102, lire en ligne, consulté le )
↑Alexis Spire, « Sous la façade de l’État », La Vie des idées, (lire en ligne, consulté le )