Lola Flash

Lola Flash
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Biographie
Naissance
Surnom
Lola FlashVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Formation
Maryland Institute College of Art (en) (bachelier)
London College of Communication (maîtrise)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
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Lola Flash est une personnalité de la photographie américaine née en 1959 dont le travail porte sur les questions sociales, LGBT et féministes[1],[2],[3]. Membre d'ACT UP pendant l'épidémie de sida à New York, Flash a notamment figuré sur l'affiche « Kissing Doesn't Kill » de 1989[2],[4].

L'art de Flash, qui s'enracine dans la défense des intérêts de la communauté LGBTIQ+, figure dans les collections permanentes du Museum of Modern Art, du Whitney Museum, du Museum of African American History and Culture, du Brooklyn Museum et du Victoria and Albert Museum[5].

Biographie

Flash nait et grandit à Montclair, dans le New Jersey, de parents instituteurs[2],[6]. D'origine afro-américaine et autochtone, la famille est la quatrième génération, du côté maternel, à avoir grandi à Montclair[2],[1]. Son arrière-grand-père, Charles H. Bullock, ainsi que son arrière-grand-mère, ont enseigné au Jefferson School African American Heritage Center (en)[7]. M. Bullock a également fondé le premier YMCA pour la communauté noire à Montclair, ainsi que d'autres à Brooklyn, en Virginie et au Kentucky[2]. Le prénom, Lola, est un hommage à son arrière-grand-mère paternelle[2].

Flash commence à prendre des photos dès son plus jeune âge. Son premier appareil est un Minox, que Flash utilise pour prendre en photo son aquarium de poissons alors qu'au dehors se déroulent les marches pour les droits civiques. Flash réalise ensuite des portraits d'élèves pour l'annuaire de son lycée[2]. Au lycée, Lola dispose d'une chambre noire, et cette expérience lui donne l'idée de faire de la photographie plus qu'un simple passe-temps.

Flash obtient son diplôme d'études secondaires à Montclair High School (en)[2]. Après son baccalauréat, Flash intègre l'université pour étudier les sciences et la photographie, avec l'ambition de devenir photographe scientifique, mais décide finalement de s'orienter vers l'art[8]. En 1981, Flash obtient une licence (BA) du Maryland Institute College of Art (en) et étudie ensuite auprès de Leslie King-Hammond (en)[2],[9]. Flash obtient une maîtrise (MA) avec mention du London College of Printing[6].

Carrière

Pendant ses études au Maryland Institute College of Art, Flash crée des images à l'aide de diapositives couleur et de jeux de couleurs inversés. Contrairement à la plupart des photographes d'art, Flash utilise des films de diapositives, mais développe ensuite ses photographies sur papier négatif. Ce procédé modifie les couleurs des photos, amenant le spectateur à prendre conscience des préjugés qui lui ont été inculqués[5]. Ses premières œuvres sont centrées sur des questions sociales et politiques, notamment sur l'épidémie de sida. À partir de l'été 1987, Flash s'engage au sein d'ACT UP à New York. En 1989, Flash et Julie Tolentino (en) apparaissent avec plusieurs autres couples sur l'affiche de sensibilisation « Embrasser ne tue pas » de Gran Fury. Cette affiche, diffusée sur les panneaux d'affichage, les bus et les quais de métro de nombreuses villes, reprend le style de la campagne United Colors de Benetton pour dénoncer le sectarisme et l'indifférence face au VIH/sida[5].

Dans les années 1990, Flash s'installe à Londres et obtient en 2002 son master en beaux-arts (MFA) au London College of Printing[2]. Durant ses études, Flash couvre des événements pour une publication gay, le Pink Paper. Flash commence également à explorer différents thèmes à travers le portrait traditionnel, en utilisant une chambre photographique grand format. Flash reste à Londres pendant douze ans, travaillant pour des publications alternatives[10] et enseignant au Havering College.

Flash fait partie du collectif d'artistes Art Positive[2].

Le travail suivant de Flash consiste en deux séries photographiques à Alice Yard à Woodbrook, Port d'Espagne (en) : Scents of Autumn, la série The Quartet[11],[12].

Les travaux plus récents de Flash se concentrent sur des questions telles que l'impact de la couleur de peau sur l'identité noire et la fluidité de genre. Flash photographie des membres de la communauté LGBT, notamment une série intitulée LEGENDS qui met en scène des figures emblématiques de la communauté LGBT new-yorkaise[6]. Dans le projet « SALT », Lola Flash met en lumière des femmes de plus de soixante-dix ans qui restent actives dans leur domaine. Leurs collaboratrices, photographiées dans un style portraitiste classique, sont souvent des femmes méconnues, qu’elles soient artistes, militantes, agentes immobilières, chanteuses ou créatrices ; toutefois, certaines femmes de renom, comme Agnes Gund (en), Ruth Pointer et Betye Saar, sont intégrées à la série[13],[14],[15],[16].

Les photographies de Flash figurent dans l'ouvrage de 2009 intitulé "Posing Beauty : African American Images from the 1890s to the Present[17]. Believable : Traveling with My Ancestors », est sa première monographie, et est publié par New Press en 2023.

L'exposition personnelle de Lola Flash en 2018, intitulée « Lola Flash : 1986 – Present », est une rétrospective de 30 ans couvrant trois décennies d'œuvres marquantes, présentée à la galerie Pen + Brush de New York[18]. L'exposition documente les débuts de son travail avec la série sur la crise du sida à New York et s'étend jusqu'aux séries « SALT » et « [sur]passing », saluées par la critique[19]. Après cette exposition, Flash est médiatisée dans le New York Times et son travail d'artiste devient plus visible et reconnu, malgré le fait que Flash travaille en tant qu'artiste depuis plus de 40 ans[20].

Dans sa série afrofuturiste, syzygy, the vision, Flash se transforme en avatar « endurant les horreurs du racisme, du sexisme et de l'homophobie », et « vivant des moments de joie, envisageant un avenir où il y a équité pour tous »[5],[21].

Équipement et méthodologie

Flash commence à prendre des photos avec un Minox, puis au lycée, avec un Yashica 35 mm[22],[23].

Flash s'est d'abord fait connaître pour l'utilisation de la technique de la couleur croisée en photographie, qui inverse les couleurs[4][20]. Flash utilise une chambre photographique Toyo-view au format 4×5 et travaille avec une chambre photographique Fuji GFX100[22].

Vie privée

Flash vit et travaille à Kips Bay, à Manhattan. Outre la photographie, Flash est professeur d'arts visuels et de langue anglaise au lycée d'art et de technologie de Williamsburg, et a pris sa retraite en 2022[24].

Prix et distinctions

Expositions

Expositions collectives

  • 2016 : Sur Rodney (Sur) avec Lola Flash et Hunter Reynolds, membres d’Art+ Positive. Art AIDS America, The Bronx Museum of the Arts (Bronx, New York).
  • 2022 : Représenter l'enfance des filles noires : Moments de possibilité, Express Newark[29].

Expositions individuelles

  • 2018: Lola Flash: 1986 – Present, Pen + Brush (New York, NY)
  • 2025: Lola Flash: Believable - Jenkins Johnson Gallery, NYC
  • 2026: Lola Flash: syzygy, the vision - Project Row Houses, Houston, TX
  • 2026: Lola Flash: The Challenge: Survival + Visibility, Goucher College, MD

Collections

Les œuvres de Flash sont conservées dans la collection permanente suivante :

  • 1993 : Stay Afloat, Use a Rubber, Victoria and Albert Museum[1],[30].
  • 2022 : Cross Colour, Musée d'Art Moderne, New York.
  • 2022 : Cross Colour, Whitney Museum, New York.
  • 2022 : Syzygy, the vision, Musée national de l’histoire et de la culture afro-américaines, Washington D.C.

Filmographie

Publications

  • Rachel Lichtenstein et Lola (photography by) Flash, Keeping Pace: Older Women of the East End, London, The Women's Library, (OCLC 428094803).
  • Lola Flash. Believable: Traveling with My Ancestors. The New Press, (2023). With contributions by Renée Mussai, Jon Stryker, Jurek Wajdowicz.

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Flora Dunster et Theo Gordon, Photography: a queer history, Ilex, (ISBN 978-1-78157-869-8), p. 212-213. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Références

  1. a b c et d (en-US) « Lola Flash », Light Work,‎ (lire en ligne)
  2. a b c d e f g h i j et k (en) Lola Flash, « Interview 091: Lola Flash », Act Up Oral History Project, A Program of The New York Lesbian & Gay Experimental Film Festival, Harvard University,‎ (lire en ligne [Oral history transcript])
  3. (en) Emmanuel Cooper, The Sexual Perspective: Homosexuality and Art in the Last 100 Years in the West, London, 2nd, , 317–318 (ISBN 978-0-415-11100-3, OCLC 976447467), « 13.11: Lola Flash, AIDS Quilt – The First Year »
  4. a et b (en) Lexi Manatakis, « Lola Flash's photography immortalises queer, black New Yorkers », Dazed,‎ (lire en ligne)
  5. a b c et d (en) « Photographer Lola Flash is honored for creating images that challenge invisibility », NPR.org,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. a b et c (en) Juliet Macey, « Lights, Camera, Flash! », GO Magazine,‎ (lire en ligne)
  7. (en) « Soundboard: Lola Flash », WTJU,‎ (lire en ligne [audio] interview)
  8. (en) « Envisioning the Future, with Lola Flash – The Answer is No Podcast », theanswerisnoshow.com (consulté le )
  9. (en-US) « Lola Flash: (sur)passing », Jefferson School African American Heritage Center,
  10. (en) Digital, « The Lola Flash portrait | Notes about Photography », Lyndersay Digital (consulté le )
  11. (en) Encyclopedia of Lesbian and Gay Histories and Cultures, New York, Garland, , 60–61 p. (ISBN 978-0-815-33354-8, OCLC 848396108)
  12. (en) Mark Lyndersay, « The Lola Flash portrait », Trinidad and Tobago Guardian,‎ (lire en ligne)
  13. (en) Priscilla Frank, « Photography Series Spotlighting Iconic Women Over 70 Proves The Best Is Yet To Come », Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  14. (en-US) « Photographer Lola Flash Focuses On Women Over 70 », CulturePop,‎ (lire en ligne)
  15. (en) « Performance and tour with Sur Rodney (Sur) with Art+ Positive members Lola Flash and Hunter Reynolds. Art AIDS America exhibition tour with Lola Flash », The Bronx Museum of the Arts,
  16. a et b (en) « Lola Flash 2011 », Art Matters Foundation,‎ (lire en ligne)
  17. (en) Deborah Willis, Posing Beauty: African American Images, from the 1890s to the Present, New York, NY, W.W. Norton & Co., (ISBN 978-0-393-06696-8, OCLC 310224903, lire en ligne)
  18. (en) « Lola Flash », PEN + BRUSH (consulté le )
  19. (en) « Lola Flash: 1986–Present », Pen + Brush,‎ (lire en ligne)
  20. a et b Dunster 2024, p. 213.
  21. (en-US) « syzygy, the vision », Lola FLASH (consulté le )
  22. a et b (en) Qiana Mestrich, « Photographer Interview: Lola Flash », Dodge & Burn: Decolonizing Photography History,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. (en) Osuji, « This Woman's Work: Lola FLASH, a profile of her photography » [vidéo], This Woman's Work,
  24. (en) Carolyn Twersky, « A Photographer Who Has Spent Decades Capturing Queer Culture », The Cut,‎ (lire en ligne)
  25. (en) Nicholas Laughlin, « Alice Yard: A conversation with Lola Flash », Alice Yard,‎ (lire en ligne)
  26. (en) « Woodstock AIR Program », Artist in Residence: Woodstock (consulté le )
  27. (en) Padley, « The lives and legacy of artist Lola Flash », The Royal Photographic Society, (consulté le )
  28. (en) Anete Lusina, « The Royal Photographic Society Unveils its 2021 Award Winners », PetaPixel,‎ (lire en ligne, consulté le )
  29. (en) Kuperinsky, « Black girls in focus, from 9 to 93, at Newark art exhibition » [archive du ], NJ Advance Media for, (consulté le )
  30. (en) « Stay Afloat, Use a Rubber », Victoria and Albert Museum,

Liens externes

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