Natif de Tavarnelle Val di Pesa dans la province de Florence d'une riche famille de la ville. Son père[2], est seigneur de Petroio au Val de Pesa(it). Il est élevé dans l'excès, mais sa vie change le jour où il pardonne au bourreau de son frère (ou d'un parent) en méditant la Passion du Christ. Profondément transformé par la prière, il prend l'habit de bénédictin au monastère de San Miniato al Monte, il a alors 18 ans. À la mort de l’abbé de Saint-Miniat, il est élu pour lui succéder. Mais il ne souhaite pas accéder à cette fonction, et une nouvelle élection a lieu. Convaincu de la simonie de l’évêque de Florence, Pierre Mezzabarba, il la dénonce[3]. Il se retire dans une de ses annexes pour poursuivre une vie austère auprès de deux ermites.
En 1015, retiré à Vallombreuse sans cléricature, il prend malgré tout la direction de la communauté comme prévôt, puis comme abbé car de nombreux laïques et moines de San Miniato l'y ont rejoint en suivant la règle de saint Benoît, tout en s’inspirant des anciens Pères, notamment de saint Basile, en insistant sur la charité et la vie communeOra et labora , et il fait naître ainsi l'ordre des Vallombrosains. En 1036 ils construisent l'oratoire et les cellules et accueillent les pèlerins. L’église est consacrée en 1038 par l’évêque de Paderborn, Rotho, représentant l’empereur Henri III[3]. En 1051, il rencontre le pape Léon IX et continue à soutenir par la parole la lutte contre la simonie menée par les papes.
En iconographie, saint Jean Gualbert est représenté (sur de nombreux supports des monastères : fresques, grille, bas-reliefs) par sa main tenant la crosse en équerre d'une canne étouffant les deux serpents de la simonie et du nicolaïsme. Ses compagnons ermites sont montrés portant une canne à crosse en Tau dite aussi croix de Saint-Antoine.
Représentation dans les arts
Plusieurs lieux ou œuvres de Florence lui sont consacrés :
↑Pierre Hélyot, Migne "Dictionnaire des ordres religieux ou histoire des ordres monastiques religieux et militaires et des congrégations séculaires de l'un et de l'autre sexe Volumes 20 à 23 de Encyclopédie théologique", 1859
Éditeur Migne, pp. 838 et s. (consultable sur google livres)
↑ a et bPatrick Henriet, Vallombreuse in dictionnaire du Moyen Âge dir. Cl. Gauvard, P.U.F., , 1546 p., p. 1427
Voir aussi
Bibliographie
(it) G. Spinelli, G. Rossi, Alle origini di Vallombrosa. Giovanni Gualberto nella società dell'XI secolo, 1985, (ISBN8816770066)
(it) R.P. Ciardi (a cura di), Vallombrosa. Santo e meraviglioso luogo, 1999, (ISBN8877812567)
(it) La chiesa fiorentina, Curia arcivescovile, Firenze 1970 (su Arcidiocesi, vescovi e arcivescovi, chiese di Firenze).