Gustav Jäger, né le à Leipzig et mort le dans la même ville, est un peintre allemand, spécialisé dans la peinture murale, membre du mouvement nazaréen, groupe d'artistes rattachés au romantisme qui souhaitent refonder et revitaliser l'art par les valeurs spirituelles de la religion chrétienne.
Il se rend à Rome en 1836-1837 et à Naples en 1837 ; il peint notamment à Rome le tableau Balaam et l'ange. En 1837, il retourne à Munich où il participe, sous la direction de Schnorr von Carolsfeld, à la décoration des appartements royaux (Königsbau) du palais de la Résidence, notamment la décoration des salles Habsbourg et Barberousse ainsi qu'aux petits décors de la salle Charlemagne[1].
Il peint une Mise au tombeau du Christ qui est exposée à Munich en 1845, puis au musée de Leipzig.
En 1847, il est nommé directeur de l'Académie de Leipzig[1].
Il achève en 1848 le décor mural de la Chambre de Herder au château de Weimar, en s'inspirant des thèmes de la poésie de Johann Gottfried von Herder. En 1850, il succède à Schnorr pour réaliser l'une des grandes fresques de la quatrième salle du Nibelung au palais de la résidence à Munich.
Jäger épouse le Anna Christiane née Löschke (1827-1875) ; le couple a un fils, Johannes Jäger, pasteur à Kiebitz près d'Oschatz ; leur petit-fils, Gustav Johannes, dit Hans Jäger(de) (1887-1955), est peintre et graphiste.
Spécialisé dans la peinture murale, Jäger a réalisé, outre celles de la résidence de Munich et du château de Weimar, des peintures dans les églises de Schönefeld (cycle de fresques : Moïse et Abraham, David avec les quatre prophètes, les quatre évangélistes, le Christ-roi) et de Klein-Pötzschau près de Leipzig.
Bien que plus à l'aise dans la peinture à fresque, il a peint plusieurs tableaux de chevalet, comme Madeleine aux pieds du Christ. Il réalise un vitrail Le Christ prince de la paix pour l'église du village de Rüdigsdorf près de Frohburg.
A la fin des années 1830, il est chargé par l'éditeur Johann Friedrich Cotta d'illustrer une édition de luxe de la Bible, qui est publiée en 1850.
↑(de) Max Jordan, Gedächtnisrede auf Gustav Jäger: geb. 1808, gest. 1871 bei Ausstellung der hinterlassenen Werke im Kunstverein zu Leipzig am 26. November 1871, Breitkopf und Härtel, (lire en ligne).
Bibliographie
(de) Hyacinth Holland, « Jaeger, Gustav », dans Allgemeine Deutsche Biographie (ADB), Leipzig, Duncker & Humblot, (lire en ligne), vol. 13, p. 249-250.
(de) Georg Uschmann, « Jäger, Gustav », dans Neue Deutsche Biographie (NDB), , vol. 10, p. 269.
(de) Hans Vollmer, « Jäger, Gustav », dans Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart - Thieme-Becker, Leipzig, E. A. Seemann, (lire en ligne), vol. 19, p. 331-332.