BFM est lancée le 16 novembre 1992 à Paris[1]. Initialement, le projet d'une radio uniquement consacrée à l'économie est mené par Jacques Abergel[2] et René Tendron[3],[1],[4]. Ils sont rejoints par Patrick Fillioud lors du lancement de la radio sur les ondes[1],[4]. BFM entame ses implantations en province dès 1995 en ouvrant une fréquence à Nancy, puis à Lyon et Grenoble en janvier 1996[5].
De sa naissance à 2002, la radio est en pertes financières chaque année[2]. En 2002, alors en liquidation judiciaire[6], BFM est reprise par Alain Weill via le groupe NextRadio[7],[8]. Cinq ans après, l'entreprise est redressée[8].
Le 22 novembre 2010, BFM Radio est renommée BFM Business et une nouvelle chaîne de télévision d'information financière baptisée du même nom est lancée par la même occasion[10]. Ainsi, BFM Business devient à la fois une radio et une télévision, ce qui est présenté comme « un média unique au monde » par NextRadioTV[11].
Parmi les différents canaux de diffusion, BFM Business est notamment accessible sur le canal 24 de la TNT francilienne (auparavant occupé par ex-Cap 24) et prend alors le nom de BFM Business Paris durant les trois heures quotidiennes de décrochage local en Île-de-France[12]. La chaîne vise toujours les catégories socio-professionnelles supérieures, en particulier les cadres[13].
BFM Business revendique 3,3 millions de téléspectateurs chaque mois en 2012, 540 000 auditeurs à l’écoute tous les jours[14] et se considère radio no 1 en affinité auprès des décideurs Business[réf. souhaitée]. En 2012, l'étude PREMIUM constate une progression de 34 % sur la radio avec 373 000 auditeurs CSP+ par jour soit 100 000 de plus que l'année précédente et 223 000 à la télévision.[réf. souhaitée]
Le CSA annonce en juillet 2016 que BFM Business Paris (la déclinaison francilienne de BFM Business) est autorisée à devenir BFM Paris à compter du 7 novembre 2016[15]. La version nationale restera quant à elle disponible sur les boxes et le câble.
Depuis le , Good Morning Business est co-diffusée sur RMC Story, chaîne gratuite du groupe NextRadioTV[16], et à partir du , Good Morning Business est diffusé sur RMC Découverte. Or, le , lors d'un programme sur la décarbonation des territoires durant la matinale, BFM Business atteint son record d'audience avec 2,2% de PDA soit 59 000 téléspectateurs sur RMC Découverte.[réf. nécessaire]
décembre 2002 - novembre 2010 : « La radio de l'économie »[17]
novembre 2010 - septembre 2014[18] : « Numéro 1 sur l'économie »
septembre 2014 - février 2015 : « Il est temps de parler d'économie »
février 2015 - août 2023 : « La France a tout pour réussir »
depuis août 2023 : « Premiers sur l'éco »
Orientation politique
L'association Acrimed (Action critique medias) de gauche critique l'orientation de la radio, qu'elle qualifie de « bouillie libérale »[19].
En 1999, Serge Halimi dans Le Monde diplomatique publie un article (intitulé « La lancinante petite musique des chroniques économiques ») qui s’appuie sur le décryptage de plus de 100 chroniques enregistrées entre le 15 février et le , sur plusieurs radios françaises dont BFM[20],[21].
BFM Business était également disponible sur la TNT francilienne entre 2010 et 2016 sous le nom de BFM Business Paris. Elle était accessible sur le canal 24 du Multi 7 depuis novembre 2010, puis sur le canal 34 à partir de décembre 2012. BFM Business Paris a ensuite été déplacée sur le canal 30 du multiplex R1 en avril 2016 avant d'être finalement remplacée par BFM Paris en novembre de la même année.
BFM Business propose aussi ses programmes via son site internet et son application mobile.
Notes et références
Notes
Références
↑ ab et c« Radio tout-éco », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
↑ a et bCatherine Mallaval, « BFM, la radio du business, cherche de l'argent frais », Libération, (lire en ligne, consulté le )
↑ a et bBruno Fraioli, « Le système BFM », Stratégies, no 1460, :
« Alain Weill,[...] qui a repris BFM Radio fin 2002 alors que la station, en cessation de paiement, était moribonde. Depuis, la radio a effectué un redressement spectaculaire et s'est imposée sur le marché de l'information économique. »